En 2025, l’inflation en Suisse a connu un ralentissement notable par rapport à l’année précédente, avec une augmentation de seulement 0,2 %, contre 1,1 % en 2024. Cette tendance s’explique en grande partie par la baisse des coûts de l’énergie, en particulier de l’électricité et de l’essence, qui ont compensé l’augmentation des loyers et des prix de certains produits alimentaires.
L’Office fédéral de la statistique (OFS) a révélé que les prix à la consommation ont marqué un ralentissement, malgré la pression exercée par des hausses dans certains secteurs clés. La situation devrait amener la Banque nationale suisse (BNS) à maintenir une politique monétaire stable et prudente, sans ajuster ses taux directeurs pour le moment.
L’impact de la baisse des coûts de l’énergie sur l’inflation
En 2025, la baisse des coûts énergétiques a joué un rôle clé dans le ralentissement de l’inflation en Suisse. Les prix de l’électricité et de l’essence ont enregistré des baisses substantielles, après plusieurs années de hausse. Cette réduction des tarifs a permis de contrebalancer la pression exercée par l’augmentation des loyers, des matières premières alimentaires et des repas au restaurant, qui ont continué à voir leurs prix augmenter. En particulier, les prix des produits alimentaires comme le café et le chocolat ont continué de grimper, mais la diminution des coûts de l’énergie a permis d’amortir les effets inflationnistes sur d’autres secteurs.
Le renchérissement des loyers a été un facteur déterminant dans l’inflation observée en 2025. Bien que la Suisse ait connu une stabilisation des coûts énergétiques, le marché immobilier a continué de connaître une pression, en particulier dans les grandes villes où la demande reste forte et l’offre de logements limitée. Les hausses de loyers ont été particulièrement visibles dans les secteurs de la location privée, contribuant à un renchérissement annuel moyen de +0,2 % pour l’ensemble de l’année, selon le dernier rapport de l’OFS.
Cependant, malgré ces hausses dans certains secteurs, les prix des médicaments, des voitures d’occasion, ainsi que de certains produits comme les légumes, ont diminué, ce qui a également joué un rôle dans la modération de l’inflation. En fin de compte, l’inflation a été beaucoup moins élevée en 2025 que lors des années précédentes, marquées par des hausses beaucoup plus importantes des coûts de l’énergie et des biens de consommation.
La stabilité des prix en décembre et les perspectives pour 2026
En décembre 2025, l’indice des prix à la consommation (IPC) est resté stable par rapport au mois précédent, s’établissant à 106,9 points (base 100 en décembre 2020), selon l’OFS. Comparé au mois de décembre 2024, l’inflation a été de 0,1 %. Cette stabilité mensuelle résulte de l’équilibre entre les hausses et baisses de prix dans différents secteurs. Les voyages à forfait internationaux, certains légumes et les médicaments ont enregistré une baisse des prix, tandis que les prix des services d’hôtellerie, de restauration et de location de véhicules ont continué d’augmenter.
La variation annuelle moyenne de l’IPC en 2025 a atteint +0,2 %, un chiffre bien inférieur aux hausses observées lors des années précédentes (1,1 % en 2024 et 2,1 % en 2023). Cette tendance à la baisse s’explique par les fluctuations des prix de l’énergie et la diminution des prix de certains biens de consommation. L’inflation modérée permet à la Banque nationale suisse (BNS) de maintenir son statu quo monétaire et d’opter pour des taux d’intérêt constants pour stabiliser l’économie.
En revanche, l’écart entre les produits locaux et importés a également eu un impact. Les produits locaux ont augmenté de 0,7 % en moyenne annuelle, tandis que les produits importés ont vu une baisse de 1,6 %. Cette disparité reflète les effets des fluctuations des taux de change et de la situation économique mondiale, qui continuent de jouer un rôle majeur dans la formation des prix en Suisse.








