Le 3 janvier 2026, Genève Aéroport a enregistré un pic de fréquentation historique, avec 79 700 passagers passant par l’aéroport en une seule journée. Cette affluence exceptionnelle a mis une pression considérable sur les infrastructures, en particulier sur le système de gestion des bagages.
En raison de la congestion, près de 3 000 valises sont restées en rade, ne parvenant pas à être distribuées à leurs propriétaires. Cette situation a créé un chaos sans précédent, marquant une journée de perturbation pour les voyageurs et soulevant des questions sur la capacité des aéroports à gérer de tels volumes.
Un afflux record et des conséquences logistiques
Le samedi 3 janvier a vu Genève Aéroport établir un nouveau record de fréquentation avec 79 700 passagers. Ce chiffre dépasse largement le précédent record de 77 400 passagers, qui datait de 2020. Ce week-end, traditionnellement l’un des plus chargés de l’année à cause du retour des vacances de Noël, a été particulièrement problématique en raison de la surcharge du système de distribution des bagages. Dès la fin de l’après-midi, des ralentissements importants ont été observés, et il a fallu stopper temporairement le dispositif pour éviter une congestion totale.
Ignace Jeannerat, porte-parole de Genève Aéroport, a expliqué qu’il avait été nécessaire de « vider » temporairement le système de distribution des bagages avant de pouvoir le redémarrer, rapporte le média 20min. Malgré ces efforts, environ 3 000 valises sont restées non distribuées à leurs propriétaires pendant plusieurs heures, ce qui a occasionné une frustration croissante parmi les passagers.
Cet incident met en lumière les défis auxquels sont confrontés les aéroports européens, même ceux de grande envergure comme Genève, lorsque le nombre de passagers dépasse la capacité d’adaptation des systèmes logistiques. Bien que le système ait été rétabli dès le dimanche 4 janvier, des questions se posent sur l’efficacité des infrastructures aéroportuaires face à des pics aussi élevés de fréquentation.
Les défis de la gestion des flux pendant les périodes de forte affluence
Les perturbations observées à Genève Aéroport ne sont pas un cas isolé. De nombreux aéroports à travers le monde doivent gérer des pics de passagers pendant les vacances, mais certains, comme Genève, semblent avoir atteint leurs limites en termes de capacité. En effet, à l’heure actuelle, la gestion des bagages repose largement sur des systèmes automatisés, mais ces derniers montrent parfois leurs faiblesses lorsqu’il s’agit de traiter un afflux soudain de passagers.
En plus de l’augmentation du nombre de passagers, des facteurs externes ont contribué à la perturbation. La neige, qui a perturbé le trafic aérien européen ce week-end-là, a notamment affecté les vols en provenance d’Amsterdam, Paris et des pays scandinaves. Ces retards ont eu des répercussions sur la gestion des bagages, augmentant ainsi les délais de récupération pour les passagers arrivant à Genève. Swissport, l’une des deux entreprises responsables de la gestion des bagages à Cointrin, a promis de redoubler d’efforts pour acheminer les valises le plus rapidement possible, bien que cela soit dépendant des capacités de stockage disponibles sur les avions.
Cet incident met en évidence le besoin croissant d’investissements dans les infrastructures aéroportuaires pour améliorer leur résilience face aux pics de fréquentation. Les technologies actuelles, bien que performantes en conditions normales, doivent être adaptées pour faire face aux situations exceptionnelles. Par exemple, l’automatisation des processus de distribution des bagages pourrait être améliorée pour accélérer les opérations, et une meilleure coordination entre les différents acteurs impliqués dans la gestion des passagers et des bagages pourrait éviter de tels chaos.








