Le dépôt de petites pièces de monnaie dans les banques suisses se transforme en un véritable défi pour les clients. Certaines institutions ont décidé de ne plus accepter la monnaie physique ou d’imposer des frais importants pour les dépôts.
Cette situation, qui se présente particulièrement en fin d’année, quand les pièces s’accumulent, a suscité des frustrations parmi de nombreux clients. Face à ce phénomène, de plus en plus de personnes se retrouvent confrontées à des procédures fastidieuses et coûteuses pour gérer leurs économies en petite monnaie.
La fin des automates de dépôt et la montée des frais
PostFinance a récemment retiré ses automates de dépôt de pièces, un service qui permettait aux clients de déposer de la monnaie facilement et sans frais. Ces machines avaient l’avantage de simplifier le processus, sans que le client ait à effectuer de tri ou à emballer les pièces. Désormais, les clients titulaires d’une Postcard peuvent encore effectuer jusqu’à 20 dépôts en espèces par mois, mais uniquement au guichet et à condition que les pièces aient été triées et roulées préalablement.
La Poste met même à disposition gratuitement le papier nécessaire pour faire les rouleaux de pièces. Cependant, si les rouleaux ne son²t pas préparés, des frais supplémentaires sont appliqués, qui varient en fonction du travail à effectuer et s’élèvent à un minimum de 5 francs. Cette évolution marque la fin d’une époque où les dépôts de monnaie étaient simples et gratuits. De plus, cette pratique s’ajoute aux frais existants pour les dépôts effectués via le guichet ou les distributeurs automatiques.
Les banques qui abandonnent les pièces et les alternatives proposées
La Banque Migros est l’un des établissements les plus stricts dans sa politique de gestion de la monnaie physique. Contrairement à d’autres, elle ne permet pas du tout à ses clients de déposer des pièces, que ce soit au guichet ou via les bancomats. Cette décision, bien que surprenante pour certains, a été justifiée par la banque par le recul de l’utilisation de l’argent liquide. À la Banque cantonale bernoise (BCBE), une politique similaire a été mise en place dans le cadre de la modernisation de ses sites. La BCBE a renoncé à accepter les pièces au guichet, mais propose des alternatives : ses 60 bancomats sont capables de traiter la monnaie, bien que des frais soient appliqués pour les dépôts dépassant les 200 francs, explique Blick. Ainsi, les frais commencent à 5 francs pour les montants compris entre 201 et 500 francs, et peuvent aller jusqu’à 1 % du montant pour les dépôts supérieurs à 1000 francs.
En revanche, la Banque cantonale de Zurich (ZKB) reste plus flexible. Ses clients peuvent encore déposer de la monnaie gratuitement via des automates, sans limite de montant. Si des difficultés surviennent, les employés de la banque sont disponibles pour assister les clients pendant les heures d’ouverture. Toutefois, des frais de traitement de 3 % sont appliqués pour les montants supérieurs à 500 francs, que ce soit au guichet ou via les automates.
Enfin, Raiffeisen, bien que plus flexible que les autres banques mentionnées, n’accepte pas les pièces sans frais pour tous les types de dépôts. Les clients peuvent encore déposer leurs pièces directement au guichet, sans avoir à les trier ni à les emballer, ce qui est un atout pour les clients moins enclins à préparer leur monnaie. Toutefois, un pourcentage est prélevé : 5 % du montant total pour les dépôts effectués au guichet, avec un minimum de 5 francs. Les frais sont moins élevés pour les dépôts aux bancomats, où le tarif est de 3 % du montant ou 3 francs minimum. Toutefois, pour les comptes jeunes ou les comptes d’épargne dédiés aux jeunes, Raiffeisen ne prélève pas de frais, offrant ainsi un avantage non négligeable pour cette clientèle.








