Coop, l’un des principaux détaillants suisses, a annoncé un changement majeur dans sa politique de réduction sur les produits alimentaires proches de leur date de péremption. Actuellement, le géant de la distribution propose des rabais de 50 % sur ces produits, mais à partir du 6 janvier, cette remise sera réduite à 40 %.
Bien que cette politique de réduction ait été populaire parmi les consommateurs cherchant à économiser sur leurs courses, elle soulève des questions sur son impact sur les prix et les consommateurs. En abaissant les remises de manière significative, Coop pourrait indirectement entraîner une augmentation des prix pour de nombreux clients, notamment ceux avec un budget plus serré.
Une politique de réduction qui change : 40 % au lieu de 50 %
Le concept des rabais sur les produits proches de leur date de péremption n’est pas nouveau. Coop a lancé l’action « Utiliser au lieu de gaspiller », permettant aux consommateurs d’acheter des produits comme de la viande, du poisson, des sushis ou des plats préparés à des prix fortement réduits, quelques heures avant la fermeture des magasins. Par exemple, une salade Betty Bossi qui coûte normalement 3,70 CHF peut être vendue à 1,85 CHF, ou des sushis à 7,95 CHF au lieu de 15,95 CHF. Ces réductions permettent aux consommateurs de se procurer des produits de qualité, souvent au-dessus de leurs moyens habituels, tout en contribuant à réduire le gaspillage alimentaire.
Cependant, Coop a décidé de revoir cette politique. À partir du 6 janvier, la remise sera abaissée de 50 % à 40 %, indique Blick. Bien que cette réduction puisse sembler minime, elle pourrait représenter une différence importante pour certains consommateurs. Par exemple, un produit vendu à 20 CHF verra sa réduction passer de 10 CHF à 8 CHF. Pour un panier moyen, ce changement pourrait s’avérer significatif. Si certains consommateurs privilégient ces réductions pour faire des économies sur des produits alimentaires essentiels, cette nouvelle politique pourrait rendre ces articles moins accessibles pour ceux qui comptent sur ces rabais pour maîtriser leur budget alimentaire.
Coop défend sa décision : un changement pour une meilleure gestion des stocks
Coop justifie cette réduction des rabais en expliquant qu’elle souhaite désormais agir « de manière encore plus conséquente » contre le gaspillage alimentaire. En effet, la société a indiqué que les rabais seront désormais appliqués plus tôt dans le processus de vente, et non plus uniquement à la dernière heure de la journée. Cette modification vise à mieux gérer les stocks des produits proches de la péremption et à éviter les pertes importantes en fin de journée.
Coop a également précisé que les gérants de magasins auront désormais plus de flexibilité pour décider quand appliquer les rabais. Il ne sera plus nécessaire que ces remises soient proposées exclusivement quelques heures avant la fermeture, mais elles pourront être accordées plus tôt en fonction des besoins spécifiques des magasins. Cette approche pourrait permettre à Coop de mieux gérer les produits en surplus, tout en offrant plus de latitude pour la réduction des prix.
Néanmoins, cette nouvelle politique pourrait faire naître des interrogations chez les consommateurs. Alors que les rabais précédents étaient largement connus pour leur constance, cette flexibilité accrue pourrait rendre plus difficile la prévision des prix réduits pour les clients. Certains magasins pourraient choisir de ne proposer ces réductions que sur une période limitée, ce qui pourrait rendre plus difficile l’accès aux produits à prix réduits pour ceux qui n’ont pas la possibilité de faire leurs courses en soirée.
Les répercussions pour les consommateurs : un prix plus élevé à long terme ?
Bien que Coop affirme que cette mesure vise à mieux gérer les stocks et à réduire le gaspillage alimentaire, le changement pourrait avoir des répercussions sur les consommateurs. La réduction de 10 % des rabais pourrait sembler modeste, mais pour les personnes qui comptent sur ces offres pour limiter leurs dépenses alimentaires, ce changement pourrait constituer une augmentation indirecte des prix. Les rabais à 50 % permettaient de rendre certains produits accessibles à une plus large part de la population, mais avec cette nouvelle politique, il est probable que certains clients devront désormais dépenser davantage pour les mêmes articles.
Cette décision survient également dans un contexte où les prix alimentaires sont déjà en hausse en Suisse, alimentés par l’inflation et les tensions sur les chaînes d’approvisionnement. Dans ce climat économique, toute hausse de prix, même indirecte, pourrait affecter la capacité d’achat des consommateurs, notamment ceux qui dépendent des réductions pour équilibrer leur budget.








