Le nombre de véhicules en circulation sur les routes suisses a connu une légère augmentation en 2025. Selon les dernières données fournies par l’Office fédéral de la statistique (OFS), la Suisse comptait 6’562’600 véhicules routiers à la fin du mois de septembre, en hausse de 0,9 % par rapport à 2024.
Cette évolution met en lumière un phénomène complexe où l’augmentation du nombre de voitures coexiste avec une transition énergétique encore en cours. Les véhicules électriques, bien qu’en forte progression, restent minoritaires, tandis que les voitures à moteur thermique continuent de dominer.
Une majorité de véhicules thermiques malgré la croissance des électriques
Bien que la part des véhicules électriques et hybrides ait augmenté, les moteurs à essence et à diesel dominent toujours largement le parc automobile suisse. En 2025, les véhicules thermiques (essence et diesel) représentent environ 85 % du total des voitures circulant en Suisse, avec 58,7 % de voitures à essence et 24 % de véhicules diesel. Ces chiffres publiés par l’OFS illustrent bien la lente transition énergétique dans le secteur du transport, malgré les efforts des autorités pour encourager l’adoption de véhicules plus écologiques.
Les voitures de tourisme représentent à elles seules la majorité des véhicules en circulation. À la fin du mois de septembre 2025, elles étaient au nombre de 4’829’500, soit près de trois quarts du parc automobile total, avec une augmentation de 0,7 % par rapport à l’année précédente. Cela traduit non seulement une légère hausse de la demande de mobilité individuelle, mais aussi un renouvellement du parc automobile, même si la majorité de ces véhicules restent des modèles à moteur thermique. Parmi les véhicules de tourisme, la part des voitures électriques a progressé pour atteindre 5,2 % en 2025, contre 4,2 % en 2024. Les hybrides, eux, représentent 11,9 %, contre 9,6 % l’année précédente, ce qui montre une adoption croissante de ces technologies intermédiaires.
Cette tendance à la hausse des voitures électriques et hybrides reflète une série d’efforts politiques visant à encourager une transition énergétique dans les transports. Les mesures incitatives, telles que les subventions pour l’achat de véhicules moins polluants, les avantages fiscaux, et la multiplication des bornes de recharge, ont permis à ces véhicules de se faire une place sur le marché suisse. Cependant, l’adoption des véhicules électriques reste encore marginale par rapport à la domination des moteurs thermiques, et il faudra encore plusieurs années avant que ces véhicules ne représentent une part significative du parc automobile suisse.
Des disparités cantonales marquées dans l’adoption des véhicules écologiques
Une autre caractéristique notable de l’évolution du parc automobile en Suisse réside dans les différences marquées entre les cantons en termes d’adoption des véhicules électriques. Ces disparités sont souvent liées à des politiques cantonales distinctes, à des investissements dans les infrastructures de recharge et à des niveaux de sensibilisation à la question environnementale. Par exemple, Zoug, un canton reconnu pour sa politique économique et son engagement en matière de durabilité, affiche la plus grande proportion de véhicules électriques, avec 11,3 % du parc automobile. Zurich, quant à lui, arrive en seconde position avec 6,6 %.
En Suisse romande, le canton de Vaud se distingue avec une part de véhicules électriques de 5,4 %, tandis que Fribourg et le Valais suivent avec des parts respectives de 5 % et 4,3 %. Ces chiffres montrent que, dans certains cantons, la transition vers des véhicules plus écologiques se fait de manière plus rapide, principalement en raison d’une combinaison de politiques locales et d’une plus grande disponibilité d’infrastructures de recharge.
À l’inverse, certains cantons, comme Genève, Neuchâtel, et le Jura, connaissent un retard dans l’adoption de ces technologies. Genève, par exemple, ferme la marche avec seulement 3,6 % de véhicules électriques dans son parc automobile. Cette situation met en lumière l’impact des politiques cantonales sur l’acceptation des véhicules électriques. Les cantons moins avancés dans ce domaine souffrent souvent d’une couverture insuffisante en bornes de recharge, ce qui freine l’adoption de ces véhicules par les citoyens.








