Études en Suisse : combien gagne-t-on vraiment 10 ans après le diplôme ?

Dix ans après leur diplôme, les Suisses gagnent entre 5300 et 12 200 francs selon leur niveau d’études, révèle une étude de l’Office fédéral de la statistique.

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Chapeau noir pour l'obtention du diplôme sur le drapeau suisse
Études en Suisse : combien gagne-t-on vraiment 10 ans après le diplôme ? - © Shutterstock

En se basant sur les données de 150 000 personnes, l’Office fédéral de la statistique (OFS) a publié une étude portant sur les revenus des diplômés suisses de 2012, dix ans après la fin de leurs études post-obligatoires. L’analyse montre que la prolongation du parcours éducatif, qu’il s’agisse de formations professionnelles ou académiques, est liée à une hausse notable des salaires.

Les résultats de cette publication permettent de mettre en lumière les liens entre le niveau de diplôme obtenu, le domaine de spécialisation et les revenus qui en découlent. Ils constituent une référence utile pour évaluer l’évolution de carrière d’une génération, mais aussi pour mieux comprendre les dynamiques du marché du travail en Suisse.

Selon Watson, qui relaie les résultats de l’étude, l’âge auquel le diplôme a été obtenu influence également les revenus observés, bien que ce facteur soit moins déterminant que le type d’étude suivi ou le domaine choisi.

Des écarts nets entre les diplômes

Les revenus médians varient fortement selon le diplôme obtenu, avec des écarts pouvant atteindre près de 7000 francs par mois entre les extrêmes. Le revenu le plus élevé est observé chez les titulaires d’un doctorat, avec 12 236 francs mensuels. Viennent ensuite les diplômés d’un master HES avec 11 487 francs, d’un diplôme fédéral avec 11 039 francs, et d’un master universitaire (HEU) avec 10 378 francs.

Les titulaires de bachelors affichent des revenus intermédiaires : 9 448 francs pour un bachelor HEU, 9 168 pour un bachelor HES et 8 903 pour un bachelor HEP. Les diplômés de l’école supérieure suivent avec 8 885 francs, tandis que le brevet fédéral se situe à 8 521 francs.

Plus bas dans l’échelle, les détenteurs de maturités (professionnelle, gymnasiale ou spécialisée) perçoivent entre 7091 et 7587 francs. Ceux ayant un certificat fédéral de capacité gagnent 6570 francs, tandis que les revenus les plus faibles concernent les personnes en décrochage scolaire en 2012 (5380 francs) et les titulaires d’une attestation fédérale de formation professionnelle (5328 francs), comme le rapporte le média helvétique.

Des domaines de spécialisation qui accentuent les écarts

Les filières choisies influencent également les rémunérations. Dans le domaine de la gestion et de l’administration, un master permet d’atteindre 11 700 francs mensuels. Le secteur du marketing, du secrétariat et de la comptabilité affiche même un revenu de 12 700 francs pour les titulaires d’un diplôme fédéral. Du côté technique, un doctorat en électricité ou mécanique se traduit par un salaire de 12 400 francs.

Les formations professionnelles dans les technologies de l’information et de la communication se distinguent également. Un certificat fédéral de capacité dans ce domaine mène à un revenu de 7900 francs, soit largement au-dessus de la médiane des diplômes de même niveau.

Ces différences révèlent que certains secteurs valorisent davantage les diplômes obtenus, en particulier lorsqu’ils sont liés à des fonctions techniques, administratives ou financières.

L’étude de l’OFS confirme qu’un investissement éducatif génère des retours concrets sur le plan salarial. Entre les détenteurs d’un doctorat (12 236 francs) et ceux en situation de décrochage scolaire (5380 francs), l’écart dépasse les 6800 francs par mois. Même entre un bachelor HES (9168 francs) et un certificat fédéral de capacité (6570 francs), la différence reste notable.

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