En Suisse, plus de 850’000 personnes souffrent du bruit du trafic

Plus de 850’000 Suisses sont exposés au bruit du trafic, malgré des baisses notables depuis 2015 grâce à des mesures ciblées et des calculs affinés.

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Jeune femme couvrant les oreilles de ses doigts
En Suisse, plus de 850'000 personnes souffrent du bruit du trafic - © Shutterstock

Le bruit est une source de souffrance encore largement sous-estimée dans l’espace public suisse. Les nouvelles données publiées par l’Office fédéral de l’environnement révèlent l’ampleur du phénomène et les progrès réalisés. L’analyse porte sur le trafic routier, ferroviaire et aérien à l’échelle nationale.

Cette surveillance menée tous les cinq ans constitue une base pour évaluer les effets des politiques publiques en matière de réduction des nuisances sonores. L’objectif affiché est de limiter l’exposition de la population à des niveaux jugés nuisibles ou incommodants.

Une baisse importante du bruit routier depuis 2015

Le trafic routier reste la principale source de nuisances sonores en Suisse, affectant 740’000 personnes en 2021. Cette exposition a pourtant diminué de 43 % depuis 2015, où 1,3 million de personnes étaient concernées.

Selon l’Office fédéral de l’environnement, cette amélioration s’explique par une meilleure précision des modèles de calcul des émissions sonores ainsi que par la mise en œuvre de mesures concrètes. Parmi celles-ci figurent le recours à des revêtements phonoabsorbants sur les routes et la réduction des limitations de vitesse dans certaines zones.

Ces mesures ont permis une réduction significative de l’exposition, tant en milieu urbain que rural, contribuant à améliorer la qualité de vie des riverains. Blick, relayant les données officielles, souligne que cette dynamique s’inscrit dans une volonté nationale de mieux encadrer les impacts du trafic routier sur la santé publique.

Le bruit ferroviaire et aérien reste concentré la nuit

Le bruit ferroviaire concerne 33’000 personnes, soit une baisse de 63 % par rapport à 2015. Cette diminution est en grande partie attribuée à l’interdiction de circuler imposée aux wagons de marchandises équipés de sabots de frein en fonte grise, jugés particulièrement bruyants.

Pour le bruit aérien, les données sont moins récentes : l’Office a utilisé les chiffres de 2019, en raison de la baisse drastique du trafic aérien pendant la pandémie. La réduction observée entre 2015 et 2019 s’élève à seulement 5 %.

Le bruit des avions et des trains touche principalement les populations durant la nuit. À ce titre, les zones proches des aéroports ou des lignes ferroviaires sont plus vulnérables, même si le nombre de personnes concernées reste moindre en comparaison du trafic routier.

Une exposition sonore différenciée selon le type de trafic

La surveillance nationale du bruit menée en 2021 indique qu’environ 740’000 personnes sont concernées par le bruit routier, 80’000 par le bruit aérien et 33’000 par le bruit ferroviaire.

Ces chiffres montrent une hiérarchie claire entre les sources de nuisances, avec un déséquilibre important entre le bruit de jour, majoritairement routier, et celui de nuit, davantage associé aux transports ferroviaires et aériens.

L’Office fédéral de l’environnement, cité dans le média helvétique, insiste sur l’importance du monitoring quinquennal pour suivre l’évolution des expositions et adapter les mesures de protection sonore. Ce dispositif vise à documenter précisément les tendances et à guider les politiques de réduction du bruit dans les années à venir.

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