En juin, le baromètre KOF a chuté de 2,5 points, atteignant son niveau le plus bas de l’année, avec un indice de 96,1 points. Ce recul marque un tournant dans les prévisions économiques pour la Suisse, après une légère amélioration en mai, rapporte Blick.
Les perspectives ont été particulièrement négatives pour l’industrie, avec des secteurs clés comme la chimie, la pharmacie et la métallurgie qui connaissent une dégradation importante.
Selon le Centre de recherches conjoncturelles de l’École polytechnique fédérale de Zurich, cet indice permet de mesurer les tendances à court terme du produit intérieur brut (PIB) suisse, et la chute enregistrée est révélatrice d’une inquiétude croissante.
L’impact des tensions commerciales mondiales
Les tensions commerciales mondiales, en particulier avec les États-Unis, semblent avoir un impact direct sur l’économie suisse. Après une importante baisse en avril, en raison des annonces concernant les droits de douane par la Maison-Blanche, le baromètre a enregistré une légère reprise en mai avant de chuter de nouveau en juin.
Cette instabilité est visible dans plusieurs secteurs, notamment ceux liés à l’exportation. Si les perspectives sur les exportations restent légèrement positives, elles n’ont pas suffi à compenser les effets négatifs observés ailleurs. L’industrie suisse, notamment dans les domaines de la production et des carnets de commandes, reste sous pression.
Une croissance freinée, des prévisions revues à la baisse
Le ministère de l’Économie suisse a révisé ses prévisions de croissance pour 2025 et 2026, ajustant à la baisse ses attentes pour le produit intérieur brut du pays. Bien que la Suisse ait connu une croissance de 0,8 % au premier trimestre 2025, principalement en raison des exportations, notamment vers les États-Unis, les autorités restent prudentes.
Elles s’attendent à une croissance modeste pour le reste de l’année, estimant que l’effet des anticipations liées aux droits de douane américains pourrait avoir gonflé temporairement ces résultats. Le ministère a réduit ses prévisions de croissance pour 2025 à 1,3 %, contre 1,4 % initialement prévu, et pour 2026 à 1,2 %, contre 1,6 % précédemment estimé.








