Le marché immobilier suisse continue d’afficher une tension sans relâche malgré une augmentation significative de l’offre locative.
Entre avril 2024 et mars 2025, les annonces de logements en location ont bondi de 21 % par rapport à l’année précédente. Toutefois, cette hausse peine à satisfaire une demande toujours plus élevée.
Une offre locative en hausse, mais insuffisante
Bien que l’offre de logements à louer ait connu une augmentation notable avec 70 000 unités supplémentaires mises sur le marché, cette hausse reste insuffisante pour répondre à la demande croissante.
En effet, entre avril 2024 et mars 2025, le nombre d’offres a augmenté de 21 %, mais la durée des annonces a continué de se réduire, signifiant que la demande dépasse toujours largement l’offre disponible.
Selon l’Association suisse des professionnels de l’immobilier (SVIT), la durée d’annonce est passée de 27 à 23 jours, ce qui témoigne d’un déséquilibre persistant. Les experts estiment qu’une offre supplémentaire de 10 à 15 % par an serait nécessaire pour combler cet écart, mais l’offre actuelle ne parvient pas à suivre cette dynamique, rapporte Blick.
Des variations géographiques marquées
La situation du marché immobilier suisse varie considérablement d’un canton à l’autre. Par exemple, dans les cantons de Neuchâtel et du Jura, l’offre est supérieure à la demande, ce qui se traduit par une durée d’annonce plus longue, respectivement de 38 et 49 jours.
Cependant, même dans ces régions, les délais se sont réduits au cours de l’année écoulée. À l’inverse, les grandes villes comme Zurich, Genève, ou encore Zoug, connaissent des délais d’annonce particulièrement courts, parfois inférieurs à 20 jours. Cette disparité régionale est révélatrice d’un marché largement concentré autour des grands centres urbains, où la demande est la plus forte.
Une situation préoccupante dans les grandes villes
Les grandes villes suisses sont particulièrement touchées par cette pénurie de logements. À Genève, Zurich, ou encore Lucerne, les délais d’annonce sont extrêmement courts. À Genève, par exemple, la durée d’annonce est passée de 17 à 14 jours, ce qui illustre bien la pression continue sur le marché.
Les villes comme Coire, Winterthour et Lucerne, déjà confrontées à des pénuries, voient cette situation se détériorer davantage. À Coire, la durée d’annonce est tombée à 10 jours, la plus courte de toutes les villes étudiées.
Même Zurich, souvent perçue comme une ville avec une offre de logements relativement suffisante, a observé une légère détérioration avec une réduction de la durée des annonces de 14 à 18 jours.








