Cette entreprise publique suisse finance les primes maladie de ses employés, même pour les cadres aux salaires à six chiffres

La Suva prend en charge les primes maladie de tous ses employés, y compris ses hauts dirigeants, dans une démarche rare pour une entreprise publique suisse.

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Cette entreprise publique finance les primes maladie de ses employés, même pour les cadres aux salaires à six chiffres - crédit : Shutterstock | Econostrum.info - Suisse

La Suva, l’entreprise publique, qui se finance par les primes des assurés, a décidé d’étendre ce soutien à ses collaborateurs, qu’ils soient cadres ou employés de base.

Une décision qui suscite l’intérêt, notamment dans un contexte où les primes d’assurance maladie connaissent une forte augmentation. La Suva ne se contente pas de prendre en charge cette aide : elle fait partie des avantages sociaux, accordés dans le cadre d’une convention collective.

Une pratique peu courante dans les conventions collectives

Contrairement à la majorité des entreprises, où les primes maladie sont souvent traitées sous forme de remises ou d’avantages en nature, la Suva verse directement une contribution monétaire pour financer les primes de ses employés.

Comme le rapport sur les salaires des cadres de la Confédération l’indique, même les cadres supérieurs, tels que Felix Weber, directeur de la Suva, bénéficient de ce soutien, avec des montants pouvant atteindre 4 000 francs par an, indiqur Watson.

Cette démarche se distingue d’autres pratiques comme celle du groupe RUAG, qui, il y a une quinzaine d’années, prenait en charge les primes maladie d’un seul directeur, mais n’a plus maintenu cette aide depuis.

En Suisse, les conventions collectives concernent généralement les assurances complémentaires et non pas les primes maladie de base. La Suva fait figure d’exception dans ce domaine, en offrant une aide directe, ce qui soulève la question de l’équité et de la pratique au sein des entreprises publiques et privées.

Les hauts dirigeants également bénéficiaires

Les cadres dirigeants de la Suva, qui jouissent déjà de salaires conséquents, bénéficient également de cette politique. Felix Weber, dont le salaire brut dépasse les 800 000 francs, a reçu plus de 4 000 francs l’année dernière pour couvrir ses primes maladie, comme l’a révélé le média helvétique.

Ce montant est versé en complément des cotisations patronales à la caisse de pension. Ces cotisations sont également bien plus élevées que la moyenne, atteignant 29 % du salaire de Felix Weber, un chiffre nettement supérieur au taux légal de 18 % applicable aux travailleurs de sa tranche d’âge.

Ces avantages sociaux peuvent sembler disproportionnés comparés à d’autres hauts dirigeants d’entreprises publiques, tels que Vincent Ducrot des CFF ou Roberto Cirillo de La Poste, qui, malgré des rémunérations supérieures au million de francs, bénéficient de cotisations de prévoyance professionnelle moins généreuses.

Une entreprise profitable qui baisse ses primes

La Suva, bien que généreuse avec ses employés, enregistre également des résultats financiers impressionnants. Le rapport annuel pour 2024 fait état d’un bénéfice de 315 millions de francs.

Cette solidité financière permet à la Suva de baisser ses primes pour les assurés, ce qui, selon certains experts, pourrait être un signe d’une gestion financière saine, mais aussi d’une volonté d’accroître la satisfaction des assurés.

Cette annonce intervient dans un contexte où la hausse des primes d’assurance maladie suscite de plus en plus de préoccupations parmi la population suisse.

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