Le salaire médian des diplômés des hautes écoles spécialisées (HES) suisses a progressé ces dernières années, atteignant désormais plus de 110 000 francs par an. Malgré cette hausse, les écarts importants subsistent selon les secteurs, les régions et surtout entre les sexes, selon l’étude salariale HES 2025 relayée par Blick.
L’importance économique des diplômés HES est confirmée par leurs rémunérations, souvent supérieures à celles des diplômés universitaires en début de carrière. Pourtant, des disparités marquées selon la fonction occupée ou le lieu de travail viennent tempérer cette tendance. L’analyse détaillée des salaires met en lumière des réalités différentes selon le profil des diplômés, rendant nécessaire une compréhension fine des mécanismes en jeu.
Cette étude dévoile aussi un intérêt croissant pour la formation continue et les diplômes de niveau master, signe d’une volonté de spécialisation accrue au sein de cette population active. Les données issues de cette enquête donnent un aperçu clair des dynamiques salariales dans le paysage professionnel suisse, avec des enseignements à prendre en compte pour les acteurs économiques et sociaux.
Des salaires en hausse pour les diplômés HES mais avec des différences selon les fonctions
Le salaire médian annuel des diplômés HES a augmenté de manière notable, passant de 104 000 francs en 2023 à 112 852 francs cette année. Cette progression montre que ces diplômés jouent un rôle important dans l’économie suisse. L’étude présentée par le média helvétique souligne que plus de 30 % des diplômés interrogés occupent une fonction de cadre, avec des salaires qui varient de 206 000 francs pour les cadres supérieurs à environ 110 000 francs pour les cadres intermédiaires.
Les diplômés sans fonction de cadre ou avec des postes moins élevés gagnent entre 85 000 et 140 000 francs. Ces chiffres témoignent d’une diversité de situations salariales au sein des diplômés HES. L’importance de la fonction exercée influe clairement sur la rémunération, comme le rappelle Toni Schmid, directeur de FH Suisse, qui souligne le rôle essentiel de ces diplômés dans l’économie nationale.
Les disparités régionales et le maintien des écarts entre hommes et femmes
L’étude met en évidence des différences importantes de salaire selon les régions. Zurich affiche les rémunérations les plus élevées, suivie du nord-ouest de la Suisse, notamment Bâle et Argovie. À l’inverse, la région lémanique présente des salaires inférieurs de près de 20 % par rapport à Zurich.
Par ailleurs, les écarts salariaux entre hommes et femmes restent persistants. Malgré un niveau de diplôme, une fonction et un âge comparables, les femmes perçoivent des salaires inférieurs à ceux des hommes.
Par exemple, dans le secteur finance et assurances à Zurich, le salaire médian des hommes diplômés HES s’élève à 190 000 francs alors que celui des femmes est de 138 633 francs. Toni Schmid exprime son incompréhension face à ces différences marquées et annonce une analyse plus approfondie pour comprendre ces écarts.
Un intérêt marqué pour la formation continue et les diplômes de master
L’enquête révèle un fort attrait des diplômés HES pour la formation continue. Plus de la moitié des participants souhaitent développer leurs compétences, notamment à travers des formations courtes comme les CAS (Certificate of Advanced Studies) et DAS (Diploma of Advanced Studies). Parmi eux, une part significative envisage également des formations exigeantes de niveau master, telles que les MAS, MBA ou EMBA.
Un point saillant de cette étude est la montée en popularité des masters consécutifs universitaires (Master of Science ou Master of Arts), avec 11,7 % des diplômés qui projettent de suivre cette voie, contre seulement 2 % l’année précédente.
Cette tendance souligne un besoin d’approfondissement académique et de spécialisation. La volonté de formation continue est plus marquée chez les femmes que chez les hommes.








