Le Valais fait face à une situation préoccupante en termes de précarité. Selon des données publiées par la HES-SO en octobre 2024, environ 20 000 personnes vivent dans la pauvreté dans le canton, et 14 000 autres sont exposées au risque de tomber dans la précarité.
Parmi les plus touchées, on retrouve les femmes, en particulier celles vivant seules, les familles monoparentales, les femmes âgées et les mères seules. Une étude montre qu’environ un quart des personnes éligibles à l’aide sociale, soit 23,4% de cette population, n’y recourent pas, souvent par honte ou méconnaissance de leurs droits. C’est face à ce constat que les Fondations Maurice Machoud et FXB Suisse ont décidé de réagir, explique Blick.
Un séjour de répit au bord du Lac Majeur
Le projet « respiration » propose un séjour de huit jours à Stresa, en Italie, dans une maison de vacances mise à disposition par la Fondation Maurice Machoud. Ces séjours, qui se dérouleront chaque année d’avril à octobre, offrent aux femmes vulnérables l’occasion de se ressourcer, de rompre avec leur quotidien difficile et de retrouver un peu d’espoir.
Le 2 juin marquera le début de ces vacances gratuites, qui visent à offrir un environnement propice au ressourcement, à la solidarité et à la reconstruction personnelle.
Maurice Machoud, fondateur de la Fondation qui porte ce projet, résume ainsi l’objectif de cette initiative : « Nous voulons créer un environnement propice au ressourcement, favoriser les échanges et la solidarité, stimuler l’épanouissement et la créativité, et redonner confiance et espoir ».
Le cadre idyllique de Stresa, situé au bord du Lac Majeur, est choisi pour ses vertus apaisantes. Les femmes pourront participer à des activités comme des ateliers de cuisine, des séances de méditation, de relaxation et de yoga. Des excursions sont également prévues, comme la visite des célèbres Iles Borromées.
Les bénéficiaires : femmes en difficulté et familles monoparentales
Le projet cible les femmes en situation de précarité, les victimes de violences domestiques, ainsi que les femmes âgées vivant seules et les mères seules en difficulté. Il s’agit principalement de résidentes du Valais.
Pour atteindre ces femmes, plusieurs associations locales, telles que la Croix-Rouge, la Fondation Accompagnement Victime Accueil (FAVA), la Maisonnée à Sion et Pro Senectute, sont associées au programme.
Ces organisations jouent un rôle clé dans l’identification et l’accompagnement des bénéficiaires. Elles facilitent également l’inscription des participantes et s’assurent qu’elles répondent bien aux critères d’admissibilité.
Le programme est également ouvert à des femmes n’étant pas membres de ces associations. Chaque semaine, jusqu’à huit participantes pourront bénéficier de ce séjour de répit, avec ou sans leurs enfants.
En fonction de la demande, ces séjours pourraient être proposés tout au long de l’année, et ce projet représente un soutien concret pour celles qui n’ont pas souvent la possibilité de s’échapper de leur quotidien.
Un soutien financier à la hauteur du projet
Le coût total du projet, qui s’élève entre 100 000 et 200 000 francs par an, est entièrement pris en charge par la Fondation Maurice Machoud. Ce financement couvre les frais de séjour, les activités et les transports.
Maurice Machoud a acquis un appartement de onze pièces à Stresa, qu’il a choisi de transformer en un lieu dédié à cette action sociale, centrée sur la région du Valais. Le projet « respiration » repose donc sur un financement privé, sans soutien des autorités publiques.
Cette initiative vise à offrir un soutien tangible et humain aux femmes qui se trouvent dans une situation de précarité et de vulnérabilité. Grâce à ces séjours, elles pourront non seulement se ressourcer, mais aussi retrouver un espace d’espoir et de solidarité, loin des violences et des difficultés quotidiennes.








