La Suisse, bien qu’étant l’un des pays les plus riches au monde, présente une concentration de la richesse qui soulève des interrogations sur la cohésion sociale. Le 1 % des plus riches détient près de 45 % de la richesse nationale, tandis que 62 % des Suisses ne possèdent que 3 % de cette fortune.
Cette concentration de la richesse se traduit par un écart important entre les classes sociales, particulièrement marqué entre les plus modestes et les plus fortunés. Selon la RTS, pour être considéré comme « riche » en Suisse, il faut posséder un patrimoine net d’au moins un million de francs. Près de 400 000 contribuables appartiennent à cette catégorie.
Mais pour figurer dans le 1 % des plus riches, un patrimoine de 8 millions de francs est requis. Cette proportion élevée de richesse concentrée entre les mains d’une petite élite contraste avec la situation des deux tiers des contribuables, qui se partagent seulement 3 % de la fortune.
Les super-riches et leur contribution fiscale majeure
Les riches en Suisse jouent un rôle significatif dans le financement des services publics et de l’État. En 2020, les 10 % des plus fortunés ont payé environ 86 % de l’impôt sur la fortune, tandis que les 10 % des plus hauts revenus ont financé 53 % de l’impôt sur le revenu.
Ensemble, cela représente environ un quart des recettes fiscales totales du pays, soit 31,6 milliards de francs. Cette situation découle du système fiscal progressif suisse, où les plus riches sont taxés davantage que les autres.
Cette contribution disproportionnée aux finances publiques est souvent vue comme une réponse à la concentration de la richesse, un phénomène qui devient plus marqué au fil des années. En effet, les plus grandes fortunes ont connu une croissance particulièrement forte ces dernières années, exacerbant encore les inégalités de richesse.
Le rôle social et économique des super-riches
Les super-riches ne se contentent pas de posséder une part importante de la richesse nationale ; ils jouent également un rôle crucial dans l’économie du pays. Ils sont responsables d’une partie substantielle de la création d’emplois et de l’innovation, qui sont les moteurs de la prospérité économique suisse.
De plus, une grande partie de la richesse des plus fortunés est investie dans des projets d’avenir, notamment dans des secteurs technologiques et industriels. Par ailleurs, les super-riches en Suisse sont également des mécènes importants.
Les fondations d’utilité publique, gérant plus de 140 milliards de francs et distribuants environ 3 milliards de francs chaque année, en sont un exemple. Ces fondations soutiennent des projets dans des domaines essentiels tels que la culture, la science, l’éducation et les clubs sportifs. Bien que le montant exact des dons privés soit difficile à mesurer, les experts estiment qu’il s’élève à environ un milliard de francs par an.








