SNCF : la vente ambulante débarque sur Ouigo pour révolutionner l’expérience passager

La SNCF teste la vente ambulante d’en-cas à bord de certains TGV Ouigo pour améliorer l’expérience des passagers.

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Grève massive à la SNCF le 18 septembre : journée noire en perspective pour les usagers - Crédit : Adobe Stock | Econostrum.info

La SNCF teste une nouvelle solution pour améliorer l’expérience à bord de ses TGV low-cost Ouigo : la vente ambulante d’en-cas. Pendant trois mois, ce service sera proposé sur les lignes Brest-Paris et Quimper-Paris afin de répondre à un des gros griefs des voyageurs : le manque de restauration. Si le test est un succès, il pourrait être étendu à d’autres trajets Ouigo dans les mois à venir.

Ouigo a rapidement gagné en popularité grâce à ses prix attractifs, mais a souvent été critiqué pour son confort limité et l’absence de restauration à bord. Les passagers exprimaient régulièrement leur mécontentement concernant le manque de services qui, selon eux, gâchait l’expérience de voyage. En réponse à ces plaintes, la SNCF a commencé à repenser son offre. D’abord, en améliorant le confort intérieur des trains avec des aménagements plus modernes, baptisés Tango, et maintenant avec l’introduction de la vente ambulante d’en-cas.

La solution de la vente ambulante a été privilégiée par rapport à d’autres options comme l’installation de distributeurs automatiques. Cette dernière était jugée trop complexe, car elle nécessitait des équipements spécifiques et la gestion des stocks de produits frais, souvent difficiles à maintenir à bord.

Un modèle économique complexe

Bien que la vente ambulante offre une réponse aux attentes des passagers, elle implique aussi des défis financiers pour la SNCF. Le modèle low-cost de Ouigo repose sur une réduction des coûts, et l’introduction d’un service de restauration ambulante peut entraîner des dépenses supplémentaires. En effet, ce service nécessite le salaire des agents chargés de distribuer les en-cas, mais aussi la gestion des produits périssables et des coûts logistiques liés à leur transport et stockage.

En outre, la restauration à bord est historiquement une source de pertes financières pour la SNCF. Le service, bien qu’attendu par de nombreux voyageurs, peut s’avérer difficile à rentabiliser. Pour que cette offre soit viable, la SNCF devra trouver un moyen de l’adapter à son modèle économique tout en répondant à la demande croissante des passagers. Le but est de s’assurer que les frais engagés pour ce service soient compensés par l’intérêt des voyageurs et leur volonté de consommer pendant le trajet.

Un test décisif pour l’avenir de la restauration à bord chez la SNCF

La SNCF a donc lancé ce test sans en faire une promesse définitive. Le but est d’évaluer l’intérêt des passagers pour ce type de service et de mesurer son impact sur leur satisfaction générale. Le directeur général de Ouigo, Jérôme Laffon, a précisé que ce test, qui court jusqu’en septembre, servira à déterminer si ce service peut être généralisé ou non, rapporte BFMTV. Une analyse minutieuse des retours des voyageurs et des résultats financiers de cette initiative décidera de la suite à donner à ce projet.

Pour la SNCF, Ouigo représente un axe stratégique majeur. L’objectif est de faire de ce service un acteur clé du trafic grande vitesse. La compagnie veut atteindre 30% du trafic grande vitesse d’ici 2030, contre 20% aujourd’hui, et offrir une expérience de voyage low-cost, mais de qualité. Si la vente ambulante rencontre un succès, elle pourrait devenir un service permanent à bord de ces trains, contribuant ainsi à l’amélioration de l’offre Ouigo tout en augmentant la rentabilité du service.

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