À l’approche des vacances estivales, une incertitude plane sur le trafic ferroviaire en France. Le climat social au sein de la SNCF se tend, après que les syndicats ont lancé des avertissements explicites. Le dépôt d’un préavis de grève pour le mois de juillet n’a pas été fait sans raison, selon les représentants syndicaux qui maintiennent la pression sur la direction.
Les négociations salariales, au cœur du conflit, sont jugées insatisfaisantes par les organisations syndicales. Selon la CGT-Cheminots et SUD-Rail, relayés par Le Parisien, la revalorisation des salaires proposée par la direction reste en deçà des attentes. L’enjeu porte notamment sur la compensation de l’inflation et la reconnaissance du travail accompli ces derniers mois, marqués par une hausse du trafic et des recettes pour l’entreprise publique.
La direction de la SNCF, de son côté, met en avant un équilibre budgétaire fragile et des marges de manœuvre limitées. Si des avancées ont été proposées, elles n’ont pas suffi à désamorcer la tension. Pour les syndicats, il s’agit d’un message clair à l’égard de la gouvernance de l’entreprise.
Un été potentiellement perturbé à la SNCF
« Le préavis n’a pas été déposé pour rien », a déclaré un représentant syndical, soulignant que les discussions à venir seront décisives. Pour l’heure, aucune date précise de grève n’a été annoncée, mais les syndicats ont laissé entendre qu’ils étaient prêts à agir dès la seconde moitié du mois de juillet si aucun compromis n’est trouvé.
Cette situation inquiète les usagers, nombreux à planifier leurs départs en vacances. En pleine saison touristique, une grève des cheminots aurait des répercussions importantes sur la mobilité nationale. Les TGV, les TER et les Intercités pourraient être touchés, créant une désorganisation majeure pour les voyageurs.
La SNCF assure que le dialogue reste ouvert et qu’elle espère parvenir à un accord afin d’éviter un conflit. Des réunions de dernière chance sont prévues dans les prochains jours, notamment autour du calendrier des augmentations et des primes spécifiques.
Dans ce contexte, les autorités appellent à la responsabilité de chacun. La ministre déléguée aux Transports a rappelé « l’importance du service public ferroviaire, particulièrement en période estivale », et encourage les deux parties à trouver un terrain d’entente sans délai.
Les prochaines heures seront déterminantes. Si aucun accord n’est trouvé, les perturbations pourraient débuter au moment des grands départs. Les voyageurs sont invités à suivre attentivement les annonces de la SNCF.








