Le 26 novembre 2025, un juge des référés statuera sur la demande du gouvernement français visant à suspendre la plateforme de vente en ligne Shein. Cette procédure fait suite à plusieurs enquêtes judiciaires et à un ensemble de controverses concernant la conformité de la plateforme avec les lois françaises.
Le 5 novembre 2025, le gouvernement français, via Matignon, a lancé une procédure pour obtenir la suspension de Shein en raison de la vente de produits illégaux sur le site, notamment des poupées sexuelles à caractère pédopornographique et des armes de catégorie A.
Le gouvernement a donné à la plateforme un délai de 48 heures pour retirer ces produits, ce qu’elle a apparemment fait, selon les autorités. La Répression des fraudes a confirmé qu’il n’y avait plus de produits illicites en vente, une évolution que les pouvoirs publics considèrent comme une « victoire fondamentale » pour la protection des consommateurs.
Trois procédures judiciaires en cours contre Shein
Cependant, malgré ce retrait, Shein reste sous le coup de plusieurs procédures judiciaires. Le 10 novembre, Matignon a confirmé que les procédures étaient toujours en cours pour obtenir la suspension du site. Trois enquêtes ont été ouvertes à l’encontre de la plateforme : une enquête judiciaire pour la vente de poupées à caractère pédopornographique, une enquête européenne sur les pratiques de Shein, et enfin, une demande de suspension jusqu’à ce que la plateforme puisse démontrer qu’elle respecte pleinement la législation française.
L’audience du 26 novembre aura pour but de décider si le tribunal de Paris ordonne le déréférencement de Shein sur les moteurs de recherche et sur les magasins d’applications comme l’App Store et le Play Store. Cette décision pourrait entraîner le retrait complet de Shein de l’internet en France, à l’instar de ce qui s’était passé en 2021 pour la plateforme Wish, qui avait été bannie en raison de la vente de produits non conformes.
Le porte-parole de Shein en France, Quentin Ruffat, a déclaré le 7 novembre 2025 que la plateforme «reste engagée dans le dialogue avec les autorités françaises afin de répondre aux préoccupations exprimées et de présenter les mesures mises en place pour continuer à s’améliorer ».
Cette procédure met en lumière la tension entre les géants du commerce en ligne et les régulateurs européens, qui cherchent à garantir la sécurité des consommateurs tout en encadrant les pratiques commerciales des grandes plateformes numériques. Le 26 novembre, la décision du juge pourrait marquer un tournant pour Shein en France.








