Alors que le projet de loi de finances 2026 est au cœur des débats parlementaires, une question cruciale se pose pour des millions de Français : qui sera imposable l’an prochain ? Le barème de l’impôt sur le revenu pourrait être légèrement revalorisé de 1,1 %, mais cette hausse, votée à l’Assemblée nationale après le rejet du gel du barème proposé par le gouvernement, n’est pas encore garantie. Elle reste suspendue aux discussions du Sénat et à un contexte politique particulièrement instable.
Pour estimer qui paiera l’impôt sur le revenu en 2026, il faut se baser sur les seuils d’imposition 2025, qui varient selon la composition du foyer fiscal. Un célibataire correspond à une part, un couple sans enfant à deux parts, et chaque enfant à charge ajoute une demi-part jusqu’au deuxième, puis une part entière à partir du troisième.
D’après les calculs de Droit-Finances, effectués à partir du projet de loi, un célibataire deviendrait imposable à partir de 17 635 euros de revenus en 2025. Le seuil passe à 32 917 euros pour un couple sans enfant, 38 732 euros avec un enfant, et 44 530 euros avec deux enfants. Pour trois enfants, il faut compter 56 166 euros et 67 789 euros pour quatre.
Pour un parent seul, ces montants sont légèrement différents : 23 450 euros avec un enfant (1,5 part) et 29 250 euros avec deux enfants (2 parts). Ces chiffres permettent d’avoir une idée des foyers qui pourraient devenir imposables… à condition que la revalorisation du barème soit bel et bien confirmée.
La hausse du barème de l’impôt est encore incertaine
La revalorisation de 1,1 % du barème de l’impôt sur le revenu n’est, pour l’heure, qu’une hypothèse de travail, validée par les députés, mais pas encore adoptée définitivement. Le Sénat peut la modifier ou la supprimer, notamment pour des raisons budgétaires. En cas de blocage politique, voire de dissolution de l’Assemblée nationale, évoquée dans certains scénarios, cette mesure pourrait tout simplement ne jamais entrer en vigueur.
Concrètement, si le barème restait inchangé, les foyers subiraient une forme d’impôt caché, puisque leurs revenus augmenteraient mécaniquement avec l’inflation sans ajustement équivalent du seuil d’imposition. Ce phénomène, appelé progression froide, toucherait particulièrement les ménages modestes.








