Indice PMI : le déclin de l’activité du secteur privé se poursuit en France

Le secteur privé français a connu en janvier un cinquième mois consécutif de recul, signe d’un ralentissement économique persistant. L’indice PMI, publié par S&P Global et la HCOB, pointe du doigt une baisse de la demande, des tensions politiques et un marché de l’emploi fragilisé. Alors que les entreprises anticipent une année difficile, les incertitudes sur la croissance et l’investissement restent fortes.

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Un ouvrier dans une usine pour illustrer l'activité du secteur privé
Indice PMI en berne : l’activité du secteur privé poursuit son déclin en France | Econostrum.info

L’activité du secteur privé en France a poursuivi son déclin en janvier, marquant le cinquième mois consécutif de contraction. L’indice PMI, publié par S&P Global et la Hamburg Commercial Bank (HCOB), révèle une situation préoccupante, avec une demande en berne et des tensions politiques qui pèsent sur l’économie. Cette tendance négative laisse présager une année 2025 difficile pour les entreprises françaises.

Selon les données publiées, l’indice PMI composite s’est établi à 47,6 en janvier, contre 47,5 en décembre. Un chiffre inférieur à 50 indique une contraction de l’activité, tandis qu’un indice supérieur traduirait une expansion. Cette tendance touche à la fois le secteur manufacturier et celui des services, bien que la baisse soit plus marquée dans l’industrie.

Les analystes soulignent que cette dynamique négative est principalement due à un affaiblissement de la demande, des incertitudes économiques et un climat politique instable. Certaines entreprises interrogées ont mentionné que la difficulté du gouvernement à adopter le budget 2025 contribue à cette situation.

Des perspectives de croissance limitées pour les entreprises du secteur privé

Les entreprises du secteur des services signalent un recul des nouvelles affaires, aussi bien sur le marché intérieur qu’à l’international. L’indice PMI met également en évidence un ralentissement des carnets de commandes, ce qui pourrait freiner toute tentative de reprise dans les mois à venir.

Dans l’industrie, bien que la baisse de production ait été moins forte qu’en décembre, elle reste préoccupante. Cette situation fragilise l’ensemble du tissu économique et pourrait avoir des répercussions sur l’emploi et l’investissement.

Un impact direct sur l’emploi

L’une des conséquences majeures de cette contraction est la baisse des effectifs dans le secteur privé. En janvier, les suppressions de postes ont atteint leur niveau le plus élevé depuis septembre 2020. Malgré cette réduction des effectifs, le volume de travail en attente continue de diminuer, bien que le rythme de contraction ait légèrement ralenti.

Cette tendance inquiète les économistes, car une dégradation du marché du travail risque d’affecter la consommation des ménages, accentuant ainsi le ralentissement économique.

Des prix en baisse en raison du ralentissement des perspectives d’investissement

Fait notable, les prix facturés par les entreprises du secteur privé ont diminué pour la première fois depuis près de quatre ans, comme l’indique l’indice PMI HCOB. Certains entrepreneurs expliquent cette baisse par la nécessité de répercuter la diminution des taux d’intérêt sur leurs tarifs pour tenter de stimuler la demande.

Si cette évolution peut paraître bénéfique pour les consommateurs, elle traduit en réalité un affaiblissement du pouvoir de négociation des entreprises et un ralentissement des perspectives d’investissement.

Les signaux envoyés par l’indice PMI laissent présager une année 2025 complexe pour les entreprises françaises. Entre baisse de la demande, tensions politiques et recul de l’emploi, le secteur privé fait face à une conjoncture difficile. Les mois à venir seront déterminants pour mesurer la capacité de résistance de l’économie française et sa faculté à rebondir.

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