La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, dénonce la réforme des retraites dans son livre qui sera publié ce mercredi 27 août. L’ouvrage critique l’influence du Medef et des politiques macronistes, qui, selon elle, seraient responsables de l’échec des négociations de 2023.
Le livre à paraître, intitulé S’engager, revient sur de nombreux sujets politiques au cœur des tensions, notamment la dissolution de l’Assemblée nationale, faisant part de ses inquiétudes quant à la prise de pouvoir de l’extrême droite. « Plus que la dissolution, ce qui révolte, c’est qu’un président se soit assis sur les résultats de deux élections. », a-t-elle déclaré dans son ouvrage de 188 pages.
Elle fait référence à l’arrivée du Nouveau Front Populaire (NFP) en tête des législatives de 2024. La secrétaire générale partage également, à travers son livre, un échange avec le Président de la République française, Emmanuel Macron, qui date de 2015. « Ce qui m’avait frappée, c’est qu’il ne connaissait absolument pas le syndicalisme, nous en renvoyant une image poussiéreuse et datée. », a-t-elle raconté.
Elle évoque aussi un second échange, qui a eu lieu en 2017. « Le dialogue social est une perte de temps, qui l'empêche d’avancer rapidement et de réformer. », a-t-elle assuré. Et d’ajouter : « Sa vision, qui témoigne d’une grande méconnaissance du travail et de la vie réelle des entreprises, est opposée à la nôtre. »
Marylise Léon dénonce la réforme des retraites à travers son ouvrage à paraître
Outre ses discussions avec le président français, la secrétaire générale de la CFDT aborde également la très controversée réforme des retraites de 2023 dans son livre, consulté en exclusivité par France Info. Elle dénonce en particulier le conclave des retraites. Pour rappel, les discussions avec les partenaires sociaux avaient duré quatre mois. « Une négociation échoue lorsque l’un des partenaires ne veut pas qu’elle aboutisse. », a-t-elle assuré.
Et d’ajouter : « Ce sont le Medef et les politiques macronistes, qui ne souhaitaient surtout pas que l’on touche à la réforme Borne, qui ont empêché le ‘conclave’ d’aboutir. » La secrétaire générale avait déjà déclaré au début du conclave qu’il existe trois sujets phares qui nécessitent des ajustements : « les 64 ans, la pénibilité et la retraite des femmes ».
Elle refuse catégoriquement d’accepter « une négociation si les 64 ans ne sont pas débattus. On ne peut pas avoir manifesté pendant six mois pour rien. Place à la discussion. ». Et d’ajouter : « Nous nous devons d’essayer d’obtenir des avancées sociales. » Elle affirme, d’autre part, que la CFDT n’a « jamais envisagé de quitter les discussions ».








