Au pouvoir depuis le mercredi 10 septembre, le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu, qui remplace François Bayrou, a déjà entamé les réunions avec les partis politiques pour tenter de trouver des compromis. Il compte, notamment, reprendre le dialogue sur le conclave des retraites, qu’il considère comme un levier pertinent pour sortir le pays de la crise qu’il traverse actuellement.
La passation de pouvoir a eu lieu le 10 septembre, dans un climat dominé par les manifestations qui bloquaient les rues de Paris. Depuis son arrivée à Matignon, le nouveau haut fonctionnaire a annoncé sa volonté de mettre en place une approche totalement différente de celle de son prédécesseur. « Il va falloir des ruptures, et pas que sur la forme, et pas que dans la méthode, des ruptures aussi sur le fond », a-t-il déclaré.
Toutefois, il a tout de même reconnu l’« extraordinaire courage » de François Bayrou, assurant qu’il « sera reconnu » un jour. Lecornu envisage de renforcer le rôle de Premier ministre en celui de médiateur de la majorité, dans le but de réunir le socle commun. D’ailleurs, dès sa prise de pouvoir, le nouveau haut fonctionnaire d’État a organisé des entrevues avec Bruno Retailleau des Républicains (LR), Édouard Philippe du parti Horizons, Gabriel Attal et Marc Fesneau de MoDem. Pour l’heure, il semble que sa stratégie soit d’organiser des rencontres avec les députés pour clarifier les priorités du gouvernement.
Sébastien Lecornu souhaite réactiver le conclave des retraites
L’un des dossiers qui occupe les principales priorités du nouveau Premier ministre français, Sébastien Lecornu, est la réforme des retraites, qui sème la discorde depuis sa mise en place en 2023. Alors que François Bayrou avait lancé en janvier dernier un conclave, qui s’est soldé par un échec des discussions, le nouveau locataire de Matignon estime que les partenaires sociaux sont très proches d’un accord.
Selon lui, il est essentiel de relancer la discussion pour trouver un compromis. La relance du conclave des retraites vise également à obtenir une non-censure du Parti socialiste (PS), nécessaire pour l’adoption du budget de 2026. Or, en dépit des retraites, notamment des conditions de pénibilité qui représentent le point de blocage des discussions, le PS réclame également la mise en place de la taxe Zucman, qui concerne les hauts patrimoines.
Selon un proche du chef de l’État, Emmanuel Macron « ne fait pas un tabou de la fiscalité » et « laisse au Premier ministre la liberté de bâtir un compromis », comme le rapporte Le Monde. Mais, à condition que les mesures envisagées préservent les intérêts économiques du pays.








