Ce samedi 20 septembre 2025, le Premier ministre Sébastien Lecornu a proposé aux huit principales organisations syndicales de se rencontrer mercredi 24 septembre 2025 à Matignon selon l’Agence France-Presse.
Cette proposition intervient après que l’intersyndicale, composée des organisations CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU et Solidaires, ait posé un ultimatum au gouvernement, demandant des réponses à leurs revendications. Le rendez-vous a été confirmé par une source gouvernementale et se tiendra à 10 heures à Matignon.
Les syndicats avaient fixé un délai au Premier ministre pour réagir à leurs demandes, qui incluent l’abandon de certaines réformes, comme celle de l’assurance chômage, mais aussi des modifications dans la gestion des fonctionnaires, le maintien des pensions, des prestations sociales et des salaires dans la fonction publique. Ils réclament également l’abandon du recul de l’âge de départ à la retraite à 64 ans ainsi que des changements dans les règles d’indemnisation des chômeurs. Par ailleurs, les syndicats s’opposent à des propositions législatives concernant le travail du 1er mai, notamment pour certaines professions, telles que les fleuristes et boulangers.
Cette réunion entre le premier ministre Sebastien Lecornu et les syndicats intervient après une journée de mobilisation marquée le 18 septembre, où les syndicats ont réaffirmé leur opposition aux réformes et exprimé un mécontentement grandissant face à certaines mesures budgétaires. Les syndicats ont mis en avant un sentiment d’injustice, expliquant que des efforts considérables étaient demandés aux Français alors que certaines réformes affectent directement les plus vulnérables.
Sébastien Lecornu face à une pression croissante
Le Premier ministre a déjà rencontré des représentants syndicaux après sa nomination, et cette nouvelle rencontre, prévue pour le 24 septembre, vise à approfondir le dialogue. Toutefois, l’intersyndicale a averti que si aucune avancée substantielle n’était obtenue lors de cette rencontre, une nouvelle journée de grève et de manifestations pourrait être envisagée.
Dans cette période de tensions sociales, les syndicats ont insisté sur le fait qu’il était crucial d’écouter leurs préoccupations et de prendre des décisions plus adaptées aux réalités des travailleurs, notamment en matière de protection sociale et de conditions de travail. Ces revendications sont d’autant plus fortes dans un contexte de réforme du système de retraite et d’incertitude sur l’avenir des finances publiques.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a exprimé sa volonté de trouver un compromis tout en tenant compte des exigences budgétaires du pays. Le gouvernement reste déterminé à poursuivre les réformes nécessaires pour redresser les finances publiques, tout en devant composer avec la pression des syndicats qui veulent éviter de nouvelles régressions sociales.








