Salaires : mauvaise nouvelle, les augmentations seront faibles en 2026

En 2026, les salaires devraient progresser lentement, avec des hausses modestes face à un environnement économique peu dynamique.

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Salaires : mauvaise nouvelle, les augmentations seront faibles en 2026. Crédit : Canva | Econostrum.info

L’année 2026 s’annonce une nouvelle fois marquée par des augmentations modestes des salaires en France. Selon les dernières prévisions, les hausses de salaires devraient rester faibles, proches de celles de 2025. Malgré un environnement économique encore incertain, ces augmentations devraient toutefois dépasser l’inflation, permettant aux salariés de voir une légère progression de leur pouvoir d’achat.

Le contexte économique qui régnera en 2026 devrait être similaire à celui de l’année précédente. Le taux de chômage stagnera à un niveau relativement bas, mais la croissance économique devrait rester faible, avec peu de perspectives de rebond. Selon Laurent Blanchard, directeur général de PageGroup France, « les augmentations de salaires devraient être du même niveau que celles de 2025 », rapporte Ouest-France. Ce taux de croissance salariale modéré se trouve également en ligne avec les attentes exprimées dans le dernier Observatoire de la rémunération LHH, mené auprès de 200 entreprises.

En effet, celles-ci anticipent une hausse des salaires de l’ordre de 2 %, une augmentation qui représente une stabilisation après les fluctuations observées dans les dernières années.

Comparaison des prévisions salariales : une légère hausse

L’étude de PageGroup indique que, pour 2026, les augmentations devraient se situer entre 1,5 % et 2 %, un chiffre qui dépasse légèrement l’inflation prévue autour de 1,5 %. Ce taux reste cependant modeste au regard des attentes salariales observées dans le passé, notamment en raison des années de forte inflation. Cependant, il faut noter que ces hausses sont jugées comme un retour à une « normale » après des périodes de turbulences économiques.

Les chiffres avancés par le cabinet Deloitte sont également intéressants. Il prévoit une hausse de 2,5 % pour les ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise (OETAM) en 2025, suivie d’une légère diminution à 2,3 % pour 2026. Pour les cadres, la prévision d’augmentation salariale pour 2025 est de 2,3 %, et un chiffre similaire est attendu en 2026. Selon Sophie Lazaro, associée en capital humain chez Deloitte, ces prévisions s’inscrivent dans un « retour à la normale », après des années où les hausses salariales étaient largement influencées par des niveaux d’inflation très élevés.

Autres leviers pour compenser la faible augmentation des salaires

Face à des hausses salariales limitées, de nombreuses entreprises cherchent à explorer d’autres leviers pour améliorer le pouvoir d’achat de leurs salariés. Parmi les entreprises qui recrutent, 70 % ont rencontré des difficultés pour pourvoir certains postes au cours des 12 derniers mois. Dans ce cadre, un nombre croissant d’entreprises misent sur des solutions alternatives aux augmentations salariales traditionnelles. Ainsi, 50 % des entreprises augmentent leur participation aux repas, 30 % au transport et un tiers propose une rémunération variable.

Cette stratégie de diversifier les avantages est devenue un moyen efficace pour fidéliser les talents et maintenir un niveau de satisfaction des employés sans nécessairement augmenter les salaires de manière significative. En outre, une part importante des entreprises prévoit de consacrer une part de leur budget à l’égalité salariale hommes-femmes, un enjeu de plus en plus pressant dans le monde du travail.

L’égalité salariale, un défi toujours d’actualité

L’écart salarial entre hommes et femmes reste une question centrale dans les débats sur les rémunérations. En 2025, l’écart a diminué, passant de 3,8 % en 2024 à 2,3 % en 2025, selon Deloitte. Bien que des progrès aient été réalisés, des disparités persistent, et de nombreuses entreprises se concentrent sur l’instauration de mesures concrètes pour garantir une plus grande égalité. La directive sur la transparence des rémunérations, par exemple, joue un rôle clé dans cette évolution. Selon Laurent Blanchard, cette législation incite les entreprises à être plus transparentes quant à leurs pratiques salariales, et les employés sont de plus en plus vigilants à l’égard des inégalités perçues.

En effet, une étude menée par PageGroup révèle que près de 70 % des salariés estiment que leur employeur n’est pas suffisamment transparent sur ces sujets.

 

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