Le gouvernement étudie une nouvelle mesure qui pourrait affecter 5 millions de retraités. Une augmentation du taux de CSG, actuellement fixé à 8,3 %, est à l’étude pour les pensions soumises au taux normal. Cette réforme vise à réduire le déficit du système de retraite, alors que les pensions représentent un coût de 350 milliards d’euros par an pour l’État.
Jusqu’à présent, les pensions de retraite ont été relativement épargnées par les mesures d’austérité. Certains projets, comme le report de la revalorisation des pensions ou leur désindexation par rapport à l’inflation, ont été abandonnés. Cependant, la question d’une hausse de la CSG pour les retraités les plus aisés revient régulièrement dans les débats budgétaires.
Actuellement, les retraités paient un taux de CSG de 8,3 % sur leur pension, un taux inférieur à celui appliqué aux salariés et aux revenus du patrimoine, fixés à 9,2 %. Plusieurs organisations patronales, dont le Medef et la CPME, proposent d’aligner le taux des retraités sur celui des actifs, ce qui entraînerait une augmentation d’impôt pour environ 30 % des retraités.
Qui sont les retraités concernés ?
Si cette mesure est adoptée, elle toucherait les retraités dont les pensions sont actuellement soumises au taux normal de CSG. Cela concerne ceux dont le revenu fiscal de référence dépasse certains seuils, explique le site spécialisé Droit-finances.net.
Pour une personne vivant seule, le revenu de référence à ne pas dépasser est de 26 004 euros. Pour un couple, ce seuil est fixé à 39 886 euros. Concrètement, un couple percevant 4 000 euros de pension par mois verrait ses revenus nets diminuer de 432 euros par an si le taux de CSG était relevé à 9,2 %.
Un scénario encore incertain mais probable
Cette hausse de la CSG est pour l’instant une option envisagée par le gouvernement et aucune décision officielle n’a encore été prise. Cependant, elle figure parmi les solutions les plus probables pour équilibrer les finances publiques, sans toucher aux pensions des retraités aux revenus les plus modestes.
L’exécutif reste prudent sur le sujet, conscient que toute modification du régime fiscal des retraités pourrait provoquer une forte contestation. Une suppression de l’abattement fiscal de 10 % pour frais professionnels, qui bénéficie aujourd’hui aux retraités, avait également été évoquée avant d’être finalement abandonnée.
Dans les mois à venir, le gouvernement devra trancher entre ces différentes pistes pour réduire le déficit des retraites, tout en cherchant à éviter un mouvement de grogne chez les retraités, qui représentent une part importante de l’électorat.








