Au 1ᵉʳ janvier 2026, les pensions de base des retraités seront revalorisées de 0,9 %. Ce taux, désormais confirmé par le ministère du Travail, résulte de l’application stricte de la formule réglementaire d’indexation sur l’inflation, après l’adoption du budget de la Sécurité sociale. Pendant plusieurs semaines, un doute persistait sur l’ampleur exacte de cette hausse : certains évoquaient un taux proche de 1 %, d’autres craignaient une revalorisation plus faible.
Il faut dire que la confirmation officielle met fin aux incertitudes, mais elle laisse un goût amer à de nombreux retraités, car cette revalorisation intervient dans un contexte nettement moins porteur que les années précédentes. D’abord, le taux de 0,9 % apparaît très en retrait par rapport aux hausses exceptionnelles accordées récemment, avec +5,3 % puis +2,2 % lors des deux dernières revalorisations annuelles. Ensuite, et surtout, cette augmentation de la pension de base sera la seule appliquée en 2026 pour les anciens salariés du privé.
En cause : la décision de geler la pension complémentaire, pourtant censée évoluer chaque année selon une formule tenant compte de l’inflation. Annoncé en novembre 2025, ce gel à 0 % a surpris, d’autant que les règles prévoyaient initialement une revalorisation comprise entre 0,2 % et 1 %. Concrètement, cela signifie que, pendant toute l’année 2026, la part complémentaire de la retraite restera inchangée, réduisant fortement l’impact de la hausse de la pension de base.
La question centrale devient donc évidente : combien cette hausse de 0,9 % va-t-elle réellement rapporter chaque mois aux retraités ? Pour y répondre, MoneyVox a réalisé plusieurs simulations à partir de pensions nettes, après prélèvements sociaux, sur différents profils de retraités.
Ce que la hausse change concrètement selon le niveau de pension
Les calculs de MoneyVox montrent une réalité sans surprise mais frappante : le gain mensuel reste très limité, quel que soit le montant de la retraite. Pour une pension moyenne d’environ 1 700 euros net, la hausse de la seule pension de base se traduit par une dizaine d’euros supplémentaires par mois. Les pensions modestes, autour de 1 100 euros, n’enregistrent qu’un gain d’environ 7 euros, tandis que des retraites plus élevées, à 2 000 ou 2 500 euros, ne gagnent guère plus, avec 10 à 12 euros mensuels.

La raison est toujours la même : la pension de base ne représente qu’une partie de la retraite totale, et le gel de la complémentaire Agirc-Arrco neutralise largement l’effet de la revalorisation. Ainsi, malgré des montants de retraite très différents, l’augmentation finale apparaît quasi uniforme, plafonnant à quelques euros par mois.
Au final, la revalorisation de 0,9 % actée pour 2026 ressemble davantage à un ajustement symbolique qu’à une véritable réponse à la hausse du coût de la vie, laissant de nombreux retraités avec un pouvoir d’achat toujours sous tension.








