Retraite : qui peut profiter d’un départ dès 60 ans à partir de septembre 2025 ?

Le départ à la retraite anticipée sera possible dès 60 ans à partir de septembre prochain. Voici les salariés qui pourront en bénéficier.

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Retraite progressive : qui sont les salariés qui peuvent annoncé leur départ dès 60 ans ? - Crédit : Canva | Econostrum.info

L'emploi des seniors est au cœur des préoccupations du gouvernement. En plus des mesures qui facilitent l’accès à l'emploi pour les plus de 50 ans, telles que le CDI senior, l’Accord national interprofessionnel (ANI) signé à l’automne 2024 prévoit de remettre l’âge de départ à la retraite progressive à 60 ans dès le 1er septembre. Or, cet avantage risque de ne pas profiter à tous les employés.

Actuellement, les employés doivent atteindre 62 ans pour pouvoir annoncer leur départ anticipé à la retraite. Une situation qui est sur le point de changer dès le 1er septembre, avec le passage de l’âge obligatoire à 60 ans seulement. Toutefois, certains employés risquent de ne pas y avoir accès, en raison de l’absence d’accord collectif avec l'employeur qui facilite la fin de carrière.

Concrètement, la retraite progressive consiste à basculer d’un contrat à temps plein à un contrat à mi-temps, tout en percevant une partie de sa pension, et ce, jusqu’à atteindre l’âge légal du départ à la retraite. Pour en bénéficier, la caisse des retraites fixe une seule condition, qui est d’avoir validé 150 trimestres.

Or, la situation est plus complexe du côté de l'employeur, qui peut refuser le travail à mi-temps. C’est la raison pour laquelle une catégorie restreinte de salariés aura accès à la retraite progressive en septembre.

L’accès à la retraite progressive est-il restreint aux employés des grandes entreprises ?

Selon Sandrine Mourey, chargée de la négociation collective et de la démocratie sociale à la CGT, les salariés des petites entreprises auront peu de chances d’accéder à la retraite progressive. « Malheureusement, les salariés dans des entreprises de moins de 200 ou 300 personnes, où la présence syndicale est plus faible et le rapport de force plus déséquilibré, n’auront pas davantage accès à la retraite progressive. Ni avant, ni après le projet de loi », a-t-elle expliqué à Capital.

« Les salariés qui en bénéficieront seront surtout ceux des grands groupes », a-t-elle précisé. Et pour cause, au niveau des grandes entreprises, la charge de travail peut facilement être répartie à nouveau après le départ d’un salarié. De plus, ces infrastructures disposent généralement d’accords collectifs qui encadrent la fin de carrière, notamment les départs anticipés.

Elles sont donc plus préparées à avoir des employés qui partent à la retraite à 60 ans, contrairement aux petites entreprises, souvent en manque d’effectifs, qui peuvent justifier leur refus par l’importance du poste occupé.

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