À partir de 2026, le départ à la retraite sera soumis à un âge légal fixe. Cependant, une erreur dans le choix de la date de départ pourrait entraîner une réduction durable de la pension. Beaucoup de Français se projettent déjà sur une date de départ, croyant que l’âge légal suffit pour obtenir une pension à taux plein.
Pourtant, ce n’est pas le cas. Le choix de la date de départ doit être bien réfléchi, car un détail peut avoir des conséquences financières importantes. En effet, l’âge légal n’est qu’un seuil permettant d’accéder à la retraite, mais il ne garantit pas une pension à taux plein. Pour obtenir le taux plein avant l’âge de 67 ans, il est nécessaire de valider un certain nombre de trimestres, qui varient selon les générations.
En 2026, il faudra valider jusqu’à 172 trimestres pour avoir droit à la pension complète. Si un salarié choisit de partir avant d’avoir accumulé ce nombre de trimestres, une décote sera appliquée. Par exemple, si un salarié part avec 8 trimestres manquants, la décote sera de 1,25 % par trimestre manquant, soit une réduction de 10 % sur le montant de la pension.
Les trimestres cotisés et assimilés : un élément crucial pour votre retraite
Le nombre de trimestres nécessaires pour obtenir le taux plein dépend de plusieurs facteurs. Les trimestres « cotisés » sont ceux issus du travail effectif, tandis que les trimestres « assimilés » concernent les périodes de chômage, de maladie ou de maternité. Certains « trous » dans la carrière, comme les années d’études non validées, les périodes de chômage non indemnisées ou les petits boulots mal déclarés, peuvent réduire le nombre total de trimestres validés. Ces manques peuvent être détectés au moment du calcul de la pension et entraîner une perte de trimestres cruciaux.

Avant de fixer une date de départ, il est donc important de faire un audit de sa carrière. Il est conseillé de se connecter sur le site info-retraite.fr et de télécharger le Relevé de situation individuelle (RSI). Ce document permet de vérifier le nombre de trimestres validés et d’effectuer des corrections si nécessaire, via l’option « Corriger ma carrière ». Racheter des trimestres ou prolonger sa carrière de quelques mois peut parfois coûter moins cher que de subir une décote à vie.
Une autre solution consiste à simuler plusieurs dates de départ, notamment une avec trimestres complets et une autre à 67 ans, pour comparer les impacts financiers sur la pension de base et la complémentaire Agirc-Arrco.








