En 2026, de nombreuses personnes à la retraite pourront bénéficier d’une exonération totale ou partielle de la Contribution sociale généralisée (CSG), de la Contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) et de la Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (Casa).
Cette mesure dépend du revenu fiscal de référence du foyer et suit la revalorisation annuelle des seuils décidée par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Depuis le 1er janvier 2026, ces contributions sont prélevées sur le montant brut des pensions de retraite, sauf pour les bénéficiaires dont les revenus ne dépassent pas certains plafonds.
Trois taux de CSG s’appliquent selon le niveau de ressources : 3,8 %, 6,6 % et 8,3 %. Le taux de la CRDS est fixé à 0,5 % et celui de la Casa à 0,3 %. En dessous des seuils définis, les pensions peuvent être totalement exonérées.
Revalorisation des plafonds de revenus et critères d’éligibilité pour les personnes à la retraite
Les seuils de revenus retenus pour déterminer l’application ou l’exonération des contributions sociales sont ajustés chaque année en fonction de l’évolution des prix à la consommation hors tabac. Pour 2026, la hausse est de 1,8 % par rapport à l’année précédente. Ces nouveaux montants sont calculés à partir du revenu fiscal de référence indiqué sur l’avis d’imposition 2025, qui prend en compte les revenus de l’année 2024.
Le barème dépend également du nombre de parts fiscales du foyer. Pour une personne seule, l’exonération totale s’applique jusqu’à un revenu fiscal de référence de 14 790 euros. Le taux réduit de 3,8 % est appliqué à partir de 17 057 euros, le taux médian de 6,6 % au-delà de 26 472 euros, et le taux normal de 8,3 % à partir de 33 638 euros. Ces montants évoluent selon la composition du foyer. Par exemple, pour un couple soumis à une imposition commune, l’exonération s’applique jusqu’à 20 016 euros, le taux réduit au-delà de 23 500 euros, et le taux normal à partir de 40 604 euros.

Des seuils spécifiques existent pour les départements et régions d’outre-mer, notamment la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion et la Guyane, afin de prendre en compte les différences de niveau de vie et de fiscalité locale. Le calcul s’effectue sur la base des mêmes principes que pour la métropole, mais avec des plafonds adaptés.
Les retraités concernés par un changement de taux peuvent constater une variation de leur pension nette au cours de l’année 2026, en fonction de la régularisation appliquée par les caisses de retraite. Les organismes, comme la Caisse nationale d’assurance vieillesse et les régimes complémentaires Agirc-Arrco, appliquent automatiquement les taux correspondant à la situation fiscale du bénéficiaire. Ces ajustements peuvent aussi affecter la pension de mars, période de mise à jour courante des prélèvements sociaux.
Les plafonds de revenus étant indexés sur l’inflation, leur évolution permet d’adapter le dispositif à la hausse du coût de la vie tout en maintenant un équilibre entre les contributions et la capacité financière des retraités.








