Dans le but de lutter contre la fraude à la retraite, les caisses de retraite du régime Agirc-Arrco ont lancé un contrôle des droits des pensionnés, visant essentiellement les personnes vivant à l’étranger. Environ 60 000 retraités seront concernés chaque année, afin de vérifier l’existence des bénéficiaires.
Cette procédure de contrôle cible principalement les retraités vivant en Algérie. À partir de 2025, 16 % des retraités de ce pays seront convoqués chaque année par leur banque locale, partenaire du régime Agirc-Arrco, pour vérifier leur existence. Le contrôle sera effectué par l’envoi d’une convocation émanant directement de la banque.
Les retraités concernés devront répondre à cette convocation dans un délai précis, sous peine de voir leur pension suspendue. Cette mesure vise à détecter les fraudes, notamment celles liées aux pensions versées à des personnes décédées. Les retraités qui ne se présentent pas à la convocation dans les délais requis verront leur pension suspendue.
D’après les données recueillies lors des premières expérimentations de cette procédure, environ 40 % des retraités ne se sont pas présentés à la convocation dans les délais. Toutefois, une fois la suspension appliquée, ce taux de non-réponse diminue progressivement, et après quelques mois, il reste en moyenne entre 20 et 25 % des retraités concernés. Ces statistiques montrent que, bien que la majorité des pensionnés répondent aux convocations, une proportion significative d’entre eux perd leur pension à cause de ce contrôle.
Un total de 400 000 retraités visés par ce programme
La mise en œuvre de ce programme de contrôle se déroulera sur six ans, pendant lesquels près de 400 000 retraités du régime Agirc-Arrco seront convoqués, comme l’indique Droit-Finances.net. L’objectif est de vérifier si les retraités vivant à l’étranger sont toujours en vie et de prévenir toute fraude. Si cette mesure rencontre un certain succès, elle pourrait être étendue à d’autres zones géographiques dans le futur.
Ce contrôle devient donc un élément important de la politique de gestion des retraites, visant à garantir que les fonds alloués aux pensions soient versés aux bénéficiaires légitimes. La mise en place de ce contrôle intervient dans un contexte où des mesures économiques touchant les retraités ont été envisagées par les gouvernements français successifs.
Bien que certaines, comme le gel des pensions et la hausse de la CSG, n’aient pas été concrétisées, ce contrôle des retraites s’inscrit dans une logique de réduction des dépenses publiques liées aux retraites.








