Retraite : 17 millions de Français toucheront 134 euros de moins en 2026 ?

La possibilité de mettre en place une année planche en France impactera durement les pensions de retraite.

Publié le
Lecture : 3 min
Retraite
Retraite : 17 millions de Français toucheront 134 euros de moins en 2026 pour en raison de l'année blanche. Crédit : SIPA | Econostrum.info

Les Français pourraient voir leurs pensions de retraite gelées en 2026, suite à une mesure envisagée par le gouvernement de François Bayrou. Cette mesure s’inscrit dans un plan d’économies de grande envergure, visant à réduire le déficit public du pays.

En pleine gestion de la crise financière, le gouvernement cherche des solutions pour rétablir les finances publiques, notamment en freinant la hausse des dépenses sociales. Pour les seniors, cette mesure pourrait représenter une perte importante, alors que leur pouvoir d’achat est déjà sous pression.

Le Premier ministre, François Bayrou, avait annoncé une série de mesures d’austérité pour 2026, parmi lesquelles une « année blanche » pour les prestations sociales, y compris les retraites. « C’est une année dans laquelle on augmente plus ni les prestations, ni les barèmes », a expliqué le Premier ministre. Concrètement, cela signifie que le montant des retraites resterait inchangé par rapport à 2025, malgré l’inflation de l’année précédente. Selon l’Insee, l’inflation pour 2025 devrait s’élever à 1,4 %, ce qui aurait entraîné une augmentation de 134,40 euros pour la pension de base de 814 euros, soit environ 11,40 euros par mois.

Cependant, cette revalorisation serait annulée en raison de l’année blanche, avec des conséquences notables pour les retraités. En effet, cette mesure, bien que nécessaire pour réduire les dépenses publiques, serait perçue comme une injustice pour les seniors dont les revenus sont déjà faibles. La suppression de cette augmentation pourrait affecter lourdement le budget des retraités, notamment ceux qui ont déjà du mal à faire face à l’augmentation des prix et à la baisse du pouvoir d’achat.

Cette décision s’inscrit dans le cadre d’un plan visant à économiser plus de 44 milliards d’euros, dont quatre milliards proviendraient directement des retraites. En geler les pensions, l’État espère réduire le déficit public, qui atteignait 5,8 % du PIB en 2024, avec un endettement public qui a franchi la barre des 3 300 milliards d’euros au début de 2025. Dans ce contexte, le gouvernement se voit contraint d’adopter des mesures drastiques pour éviter une crise financière plus profonde.

En plus du gel des retraites, d’autres mesures de l’année blanche affectent tous les Français

La mesure du gel des retraites ne se limite pas aux pensions. François Bayrou a précisé que « l’ensemble des prestations sociales seront maintenues en 2026 à leur niveau de 2025 et il n’y aura pas d’exception ». Cela signifie que les bénéficiaires de l’aide sociale, du RSA ou des allocations familiales ne verront aucune augmentation en 2026, malgré la hausse des coûts de la vie. Le gouvernement a également annoncé que « les barèmes de l’impôt sur le revenu et de la contribution sociale généralisée seront, eux aussi, maintenus à leur niveau de cette année. »

Cette décision pourrait également avoir un impact sur les Français imposables. En maintenant les barèmes de l’impôt sur le revenu au même niveau que l’année précédente, davantage de Français risquent d’être assujettis à l’impôt. De plus, certains pourraient se retrouver dans des tranches supérieures d’imposition, entraînant ainsi une hausse du taux d’imposition. En effet, si le barème ne prend pas en compte l’inflation, les salaires, bien qu’augmentant parfois, ne seront pas réajustés pour tenir compte de la hausse des prix. Ce gel pourrait donc entraîner une pression fiscale supplémentaire pour de nombreux foyers.

Le Premier ministre avait également fait part de l’impact sur les fonctionnaires, dont les salaires seront également gelés. Cette mesure sera une nouvelle épreuve pour ceux qui travaillent dans les ministères, déjà soumis à des conditions de travail parfois difficiles. Le gouvernement insiste cependant sur le caractère temporaire de ces décisions. « C’est un effort collectif, qui concerne toutes les catégories de Français, et cette règle sera de ne pas dépenser plus en 2026 qu’en 2025. Pas moins, mais pas plus pour chacun d’entre nous. C’est un effort très important, temporaire, demandé à tous, mais qui n’aura de sens que s’il est juste et si chacun contribue à hauteur de ses moyens », avait expliqué François Bayrou.

Laisser un commentaire

Partages