Remplacer le RSA par un salaire : la proposition audacieuse d’un élu du Nord

Fabien Roussel, vient de faire part d’une proposition de réforme majeure pour le RSA.

Publié le
Lecture : 2 min
Panneaux indiquant la CAF et le RSA
Remplacer le RSA par un salaire : la proposition audacieuse d'un élu du Nord | Econostrum.info

Fabien Roussel, premier secrétaire du Parti communiste, a fait part d’une proposition qui vise à changer les règles d’octroi du RSA. À travers son livre, intitulé « Le parti pris du travail », publié ce jeudi 24 avril, l’élu du Nord confie sa volonté de supprimer ce dispositif, qui représente une aide précieuse pour 3,6 millions de Français.

Il rappelle que le RSA, mis en place en 2009, est initialement un dispositif temporaire, qui finalement perdure. « Je dénonce le RSA. Parce que quand on met en place un revenu de solidarité active pour dépanner les gens, je suis pour quand c’est temporaire, mais pas quand ça fait 40 ans que ça dure, que ce sont des générations entières qui en ont bénéficié », a-t-il déclaré à France Inter.

Le maire de Saint-Amand-les-Eaux a exprimé son ambition à soutenir les bénéficiaires du RSA et à les accompagner pour se former et avoir un vrai travail plutôt qu’une allocation. Il estime, d’ailleurs, que son livre « est une déclaration d’amour pour les travailleurs ». Bien qu’il ait manqué d’annoncer officiellement sa candidature pour la présidentielle de 2027, l’élu a toutefois déclaré être « en campagne pour le travail ».

Encourager les bénéficiaires du RSA à se former davantage

Lors de l’entrevue, Fabien Roussel a proposé un changement majeur pour les bénéficiaires du RSA : « Je suis pour remplacer le RSA par un salaire et proposer à chaque Français un emploi ou une formation et un salaire à temps plein en échange », a-t-il déclaré sur France Inter. Il insiste, d’autre part, sur la nécessité de rémunérer la période de formation, afin d’encourager de plus en plus de bénéficiaires du RSA à se former davantage et réintégrer pleinement le monde du travail.

« Quelqu’un qui se lève le matin pour aller se former pendant six mois et qui revient avec un brevet d’électricien, il doit être rémunéré pendant sa formation. Aujourd’hui, on leur propose 700 euros, c’est que dalle. On doit garantir à chacun un emploi, une formation et un salaire », a-t-il ajouté. Il conclut, en soulignant que cette proposition est « un objectif que je fixe, c’est mon ambition pour la France ».

Si la proposition suscite l’intérêt par son originalité, elle soulève moult interrogations. Parmi les difficultés que risque de rencontrer une telle mesure : la disponibilité des formations, un nombre suffisant d’emplois accessibles ainsi que la capacité d’encadrement. De même, en conditionnant le soutien financier à une activité, la mesure pourrait pénaliser les plus fragiles, notamment les personnes malades, isolées ou éloignées de l’emploi.

Laisser un commentaire

Partages