Recul de l’âge de départ à la retraite : Éric Coquerel fustige les propositions du COR

Éric Coquerel a fustigé la proposition du Cor de reculer l’age de départ à la retraite pour équilibrer les finances.

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Retraite
« Retraite à la carte » sans fixer l'âge de départ : la CFDT veut laisser chacun choisir | Econostrum.info

Le député La France insoumise Éric Coquerel dénonce l’inefficacité de la réforme des retraites dans un contexte économique jugé défavorable. Alors que le Conseil d’orientation des retraites (COR) a publié son rapport annuel, il alerte sur un déficit estimé à 6,6 milliards d’euros en 2030 et à 1,4 point de PIB en 2070.

Pour l’élu de Seine-Saint-Denis, repousser l’âge de départ ne résout pas le déséquilibre financier du système. Selon lui, les prévisions du COR confirment que les recettes ne sont pas suffisantes pour couvrir les besoins futurs.

«Ce qu’on nous a présenté comme une solution miracle ne marche pas »,a affirmé Éric Coquerel sur Franceinfo Il souligne que le recul de l’âge prévu par la réforme Borne n’atteint pas ses objectifs. À ses yeux, le véritable enjeu est de renforcer les recettes plutôt que d’agir sur l’âge légal. Il critique par ailleurs le caractère unilatéral du rapport, qui ne retient selon lui qu’un seul scénario : celui du président du COR, Gilbert Cette. Il voit dans ce choix une orientation politique, écartant toute autre hypothèse économique.

Une approche alternative axée sur la création de recettes sauver le système de retraites

Pour Éric Coquerel, la question centrale est le financement, non le coût absolu des retraites. Il insiste sur le fait que «le déficit se creuse parce que les recettes vont être moindres, donc c’est bien la question des recettes ». Il propose d’augmenter légèrement les cotisations patronales ou de mettre à contribution les revenus du capital. « Il faut faire en sorte d’aller chercher des cotisations en plus », avance-t-il, évoquant un relèvement de 0,15 point sur sept ans pour maintenir un âge de départ à 62 ans. Il ajoute : «On pourrait récupérer 10 milliards » en faisant cotiser dividendes, primes à l’intéressement et participation.

La critique ne s’arrête pas aux aspects techniques. Le député remet en cause l’efficacité sociale et économique de la réforme :  «Vous pouvez repousser l’âge de départ à la retraite infiniment, s’il n’y a aucun emploi qui correspond, vous n’aurez fait qu’accroître les indemnités chômage ou le RSA ». Il déplore une politique qui pousse les actifs à travailler plus longtemps, alors que «plus d’un travailleur sur deux qui arrive à la retraite est inactif parce qu’il n’a pas d'emploi ».

En conclusion, Éric Coquerel appelle à un changement de cap. Il plaide pour une redistribution des richesses vers le travail, une relance de l’activité économique et une hausse des salaires. Il résume sa position en estimant que « la solution qui paraît de bon sens, mais qui en réalité est absurde », consiste à faire reposer l’équilibre des retraites sur un allongement généralisé du temps de travail, sans garantie d’emploi pour les seniors.

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