Ramadan 2026 : cafouillage sur la date du début en France, qu’en est-il ?

La Grande Mosquée de Paris annonce le Ramadan le 18 février, mais le CFCM persiste à fixer la date au 19.

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Ramadan 2026 : cafouillage sur la date du début en France malgré l'annonce de la Grande Mosquée de Paris. - Crédit : Canva | Econostrum.info

Le 17 février 2026, la Grande Mosquée de Paris a annoncé que le mois de Ramadan commencerait le 18 février, après la traditionnelle « nuit du doute », durant laquelle l’apparition du croissant lunaire est observée pour déterminer la date du début du jeûne.

Cependant, cette annonce a été contestée par le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), qui persiste à annoncer que le début du Ramadan aura lieu le 19 février 2026. Le débat autour de la date de début du Ramadan découle de la divergence entre deux approches : l’une fondée sur les calculs scientifiques et l’autre sur la tradition.

Depuis 2013, le CFCM a adopté une méthode de calcul basée sur des données scientifiques permettant de déterminer la date exacte du début de chaque mois lunaire. C’est ainsi que le CFCM avait déjà fixé la date du Ramadan 2026 au 19 février, conformément à cette méthode.

Le calendrier lunaire et les méthodes d’observation pour fixer le début du Ramadan 

Le calendrier islamique étant lunaire, les dates de début et de fin du Ramadan varient chaque année en fonction des cycles lunaires. Le CFCM se base sur des calculs astronomiques précis, tandis que la Grande Mosquée de Paris suit la tradition de la « nuit du doute », un rituel où une commission religieuse observe le ciel pour repérer la nouvelle lune.

Lors de la « nuit du doute » du 17 février, l’observation a permis à la Grande Mosquée de Paris de confirmer le début du Ramadan au 18 février. Cependant, en raison de conditions astronomiques spécifiques, le CFCM considère que la visibilité de la lune ne sera effective que le 18 février, ce qui justifie selon lui le report du début du jeûne au 19 février.

Le CFCM a précisé qu’il respecte la décision de certains pays musulmans qui ont choisi de commencer le Ramadan plus tôt, mais a insisté sur le fait que ces choix ne devraient pas influencer les décisions des musulmans en France. Selon Hélène Arveiller, directrice adjointe des services aux particuliers à la Banque de France, « les décisions doivent refléter la réalité locale et les données scientifiques spécifiques à chaque pays ».

En somme, les deux dates sont soutenues par des approches distinctes : la méthode scientifique du CFCM et la pratique traditionnelle observée par la Grande Mosquée de Paris. Ce décalage rappelle les défis liés à l’intégration des calculs astronomiques et des traditions religieuses dans le calendrier islamique.

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