Le budget 2026, présenté par François Bayrou, introduit une mesure controversée : l’“année blanche”. Cette initiative vise à maintenir les dépenses publiques au niveau de 2025, sans tenir compte de l’inflation. Si l’objectif est de réaliser des économies, cette décision risque toutefois d’impacter lourdement plusieurs catégories de la population, notamment les retraités, les fonctionnaires et les foyers modestes.
L’“année blanche” prévoit notamment le gel des pensions de retraite pour les 17 millions de retraités. Cette mesure aura un effet direct sur le pouvoir d’achat des personnes âgées, déjà souvent fragilisées par une pension modeste. Traditionnellement, les pensions sont revalorisées chaque année pour suivre l’inflation. En 2026, ce ne sera pas le cas.
Par exemple, un retraité touchant 1 000 euros par mois en 2025 continuera à percevoir cette même somme l’année suivante, au lieu de bénéficier d’une augmentation d’environ 1,4 %, soit une perte de 168 euros sur l’année. Cette décision pénalise lourdement ceux qui comptent sur leurs pensions pour subvenir à leurs besoins quotidiens, augmentant leur précarité.
Les prestations sociales également ciblées par François Bayrou
Mais les foyers modestes ne seront pas les seuls touchés par cette “année blanche”. Les prestations sociales, telles que le RSA, l’AAH, l’APL et l’Aspa, qui sont habituellement revalorisées pour tenir compte de l’inflation, seront également gelées en 2026. Même si la Banque de France estime l’inflation à 1,4 % pour l’année à venir, les minima sociaux, censés soutenir les plus vulnérables, ne connaîtront aucune hausse.
Ainsi, les bénéficiaires de ces prestations se retrouveront face à une stagnation de leurs revenus, malgré la hausse des prix des biens de consommation courante. Cette situation pourrait plonger encore davantage les ménages modestes dans la précarité, rendant leur quotidien plus difficile. Les fonctionnaires ne sont pas épargnés par cette politique. Les 5,7 millions d’agents publics ne verront aucune revalorisation salariale en 2026, une mesure qui risque de créer des tensions dans la fonction publique.
Dans un contexte déjà tendu, avec des conditions de travail parfois difficiles, cette stagnation des salaires pourrait être perçue comme une injustice. Par ailleurs, la majorité des ministères connaîtra un gel ou une réduction de leurs budgets, ce qui pourrait également affecter la qualité des services publics rendus aux citoyens.
Vers une hausse des impôts en 2026 ?
En parallèle, le gel du barème de l’impôt sur le revenu pourrait entraîner des hausses d’impôts pour certains ménages. En l’absence de revalorisation, ceux dont les revenus sont proches des seuils de tranche d’imposition pourraient se retrouver dans des tranches plus élevées, augmentant ainsi leur imposition. Cette mesure touche particulièrement les classes moyennes, déjà sous pression, et les familles modestes, pour qui chaque euro compte.
Ainsi, l’année blanche imposée par François Bayrou, bien qu’ayant pour objectif de réaliser d’importantes économies, va se traduire par un durcissement des conditions de vie pour de nombreux Français. Les retraités, les fonctionnaires et les foyers les plus modestes devront supporter une stagnation de leurs revenus dans un contexte d’inflation, ce qui aura un impact direct sur leur pouvoir d’achat.








