Projet de loi contre la fast fashion : les principales mesures étudiées par le Sénat

Le Sénat a examiné ce lundi 2 juin le projet de loi contre le fast fashion, qui vise à sanctionner des marques tels que Shein et Temu.

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Fast fashion
Projet de loi contre la fast fashion : les principales mesures étudiées par le Sénat | Econostrum.info

La fast fashion continue de gagner du terrain en France. Les ventes des plateformes, telles que Shein et Temu, explosent, malgré la lutte acharnée des défenseurs de l’environnement qui souhaitent mettre en place des restrictions strictes pour limiter l’impact de ces produits asiatiques sur la planète. À cet effet, une proposition de loi pour la lutte contre la fast fashion, votée à l’Assemblée Nationale, a été examinée au Sénat ce lundi, mais avec des règles assouplies.

On reproche à ces sites asiatiques de mode jetable la création de produits de mauvaise qualité, employant des matériaux toxiques pour l’environnement, tels que le polyester qui constitue 75 % de certains vêtements et qui est produit à partir du pétrole. Selon le gouvernement, l’industrie du textile est actuellement responsable d’environ 10 % des émissions de gaz à effet de serre. Un taux qui risque d’atteindre 26 % d’ici 2050 si la situation demeure inchangée.

Initialement, le texte anti fast fashion prévoyait d’interdire la publicité de ces produits, de mettre en place une pénalité pouvant atteindre 50 % sur les ventes en 2030 ainsi qu’une taxe sur les colis. Cependant, le texte voté au Sénat a subi quelques ajustements, notamment un assouplissement des critères de la sanction financière et l’interdiction de la publicité uniquement pour les influenceurs.

Shein dénonce le projet de loi anti-fast fashion

Suite à l’annonce de ce projet de loi, l’entreprise chinoise de fast fashion Shein a commandé une étude qui dénonce des inégalités entre les entreprises, ainsi que « l’échec à répondre à l’objectif de réduction de l’impact environnemental », comme le rapporte RMC.

L’entreprise estime que le texte n’incite pas à l’amélioration des pratiques environnementales. « Sous couvert d’un objectif d’intérêt général, elle cible spécifiquement certaines enseignes », a-t-elle dénoncé. Les enseignes de fast fashion européennes, telles que H&M, Zara ou encore Kiabi, ne sont pas concernées par le dispositif.

En effet, cette loi contre la fast fashion concerne exclusivement les entreprises asiatiques, notamment Shein et Temu, dont les ventes ont explosé dernièrement en France, ainsi qu’à travers toute l’Europe. En 2024, un total de 4,6 milliards de colis ont été livrés à l’UE, dont 91 % provenaient de Chine, soit des sites Shein, Temu et Aliexpress. Un chiffre qui a poussé la Commission européenne à agir, proposant la mise en place de frais supplémentaires de 2 euros sur les colis dont la valeur dépasse 150 euros.

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