En 2026, certaines marques emblématiques, dont Nutella et Lindt, pourraient disparaître des rayons des supermarchés Intermarché, à la suite des négociations commerciales annuelles entre les grandes enseignes de distribution et les producteurs.
Ces négociations visent à définir les prix des produits vendus tout au long de l’année. La date limite fixée par la loi pour parvenir à un accord est le 1er mars, ce qui fait de cette période une phase cruciale pour déterminer les prix de nombreux articles courants.
Les tensions sont particulièrement vives cette année dans le secteur du chocolat. Intermarché, l’une des principales chaînes de distribution en France, a exprimé son mécontentement face aux demandes de hausses de prix entre 10 et 20 % formulées par des géants de l’industrie alimentaire, dont Ferrero, propriétaire de la marque Nutella, et Lindt.
Selon l’enseigne, bien que les cours du cacao aient fortement chuté, les grandes multinationales cherchent à imposer des augmentations de prix. Cela a conduit Intermarché à dénoncer cette situation comme « inacceptable » et à avertir que certains produits pourraient ne plus être disponibles en magasin si ces hausses sont maintenues.
Pourquoi Nutella et les chocolats Lindt pourraient disparaître des rayons d’Intermarché ?
Les négociations commerciales entre les producteurs et les distributeurs sont un aspect crucial de l’économie alimentaire. Chaque année, ces discussions se révèlent particulièrement tendues, car les grandes enseignes cherchent à obtenir des prix compétitifs pour leurs consommateurs tout en préservant leurs marges bénéficiaires. Les distributeurs, pour faire pression, n’hésitent pas à recourir à la méthode du « déréférencement » : ils arrêtent tout simplement les commandes de certaines marques qui refusent de s’aligner sur les demandes des enseignes.
En conséquence, si un compromis n’est pas trouvé, des produits populaires comme Nutella et les chocolats Lindt pourraient disparaître temporairement des rayons d’Intermarché. Il est important de noter que, même si ces tensions sont fréquentes, des accords sont généralement conclus à la dernière minute, bien que cela ne soit jamais garanti. Pour l’instant, cette situation relève en grande partie du bluff, car les marques et les distributeurs ont tous deux besoin de l’autre pour écouler leurs produits.
Les impacts des hausses de prix sur d’autres produits
Le secteur du chocolat n’est pas le seul concerné par ces tensions commerciales. Des hausses importantes des prix sont également attendues pour d’autres produits alimentaires. Par exemple, le café et la viande de bœuf devraient connaître des augmentations de prix en raison de l’augmentation des coûts de production, des tensions sur les matières premières et des problèmes d’approvisionnement mondiaux. Cependant, certains produits, comme le sucre, la farine et le jambon, devraient connaître une baisse des prix, grâce à de meilleures récoltes et une détente sur certains marchés.
Les consommateurs pourraient donc faire face à une situation incertaine lors de leurs prochaines courses, avec des produits populaires disparaissant temporairement des rayons ou connaissant des variations de prix. Ces ajustements dans les rayons des supermarchés sont le résultat d’un équilibre complexe entre les demandes des producteurs et les stratégies des grandes surfaces, qui cherchent à satisfaire à la fois leurs clients et leurs objectifs financiers.








