Négociations commerciales : les prix des produits de consommation vont-ils baisser ou flamber en 2025 ?

À l’approche de la fin des négociations commerciales entre la grande distribution et les industriels, la question se pose : quel sera l’impact sur les produits de consommation ?

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L'image montre un chariot de supermarché rempli de produits de consommation courante, tels que des fruits, des légumes, des produits laitiers et des céréales.
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Alors que les négociations commerciales entre la grande distribution et ses fournisseurs touchent à leur fin, les prix des produits de consommation dans nos supermarchés sont sur le point d’être ajustés. Bien que les tensions économiques et les demandes de hausses soient nombreuses, il semble que l’augmentation des prix sera modérée. Mais qu’en est-il vraiment pour le consommateur ?

Les négociations commerciales de cette année sont particulièrement tendues, exacerbées par l’environnement économique difficile. D’un côté, les marques souhaitent maximiser leurs profits après des années de marges réduites dues à l’inflation, en particulier dans les secteurs des matières premières industrielles comme les emballages ou l’énergie. De l’autre, les supermarchés cherchent à maintenir les prix bas pour répondre aux attentes des consommateurs, qui subissent déjà les effets de la hausse générale des prix.

Malgré cette bataille, il semblerait que l’équilibre s’oriente vers des ajustements modérés des prix. En effet, les acteurs de la grande distribution affirment que la baisse de l’inflation et des prix de certaines matières premières agricoles justifie une réduction de 3 à 5% pour certains produits. En revanche, les industriels, accusant des hausses des coûts de production, réclament une augmentation des prix de 5 à 7% pour compenser leurs pertes.

Stabilité des prix des produits de consommation, mais pas sans exceptions

Dans un contexte où l’incertitude règne, les consommateurs doivent s’attendre à une certaine stabilité des prix, avec une hausse modeste de 1 à 2% pour la majorité des produits alimentaires de base, indique RMC Conso. Cependant, certaines catégories de produits, comme ceux à base de cacao, de café et de jus d’orange, verront leurs tarifs augmenter d’environ 10%. Une légère inflation est donc attendue, mais loin d’une flambée des prix que certains redoutaient.

Les experts du secteur s’accordent à dire que les accords, même s’ils ne sont pas encore totalement finalisés, devraient permettre de couper la poire en deux entre les demandes des industriels et les attentes des supermarchés. Les négociations, bien que complexes, devraient aboutir à des compromis permettant de limiter les hausses tout en maintenant la compétitivité des enseignes.

L’ombre des déréférencements

Malgré cette apparente stabilisation des prix, un risque demeure : celui des déréférencements. Bien que rares, ces situations surviennent lorsque les négociations échouent, ce qui peut entraîner la disparition temporaire de certains produits des rayons. Si cette éventualité reste marginale, elle demeure un levier de pression souvent utilisé de manière discrète par les acteurs de la grande distribution.

Le cas récent de la marque Mars, qui a suspendu ses livraisons à Intermarché, en est un exemple. Pourtant, ces périodes de rupture sont généralement de courte durée, les relations entre distributeurs et industriels étant interdépendantes. Ces tensions, même si elles alimentent la théâtralisation des négociations, ne devraient pas avoir un impact durable sur les consommateurs.

Vers une régulation des prix en cas de hausse des matières premières

Il convient aussi de souligner que, bien que les prix aient été renégociés pour l’année, la loi Egalim 2 permet une révision automatique des prix si le coût des matières premières agricoles évolue de manière significative. Cette révision en cours d’année pourrait mener à de nouvelles hausses, mais ces ajustements seront soumis à un contrôle rigoureux pour éviter des dérives injustifiées.

En conclusion, les négociations commerciales devraient entraîner une légère augmentation des prix dans les rayons des supermarchés. Cependant, cette hausse restera modérée. Les consommateurs devront toutefois rester vigilants, notamment face à la montée de certaines denrées et aux éventuelles ruptures de stocks. L’équilibre entre industriels et distributeurs semble être trouvé, mais des ajustements supplémentaires pourraient intervenir selon l’évolution des coûts des matières premières agricoles.

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