Après plusieurs années de hausse, les prix en grande distribution enregistrent une diminution modérée en janvier 2025. Cette baisse reste cependant insuffisante pour compenser l’inflation accumulée depuis 2021. Certains produits bénéficient d’une légère réduction, tandis que d’autres continuent d’afficher des prix élevés.
Entre janvier 2024 et janvier 2025, les prix des grandes surfaces ont baissé de 0,5 %, et de 0,4 % si l’on inclut les supérettes et magasins populaires, selon les chiffres de l’Insee. Cette tendance vient après une inflation de 4,5 % en 2023 et un pic de 13,5 % en 2022, rendant l’impact de cette légère baisse limité.
Les produits alimentaires et les boissons (hors produits frais) enregistrent une quasi-stabilité, avec seulement -0,2 % sur un an. La viande, particulièrement touchée par l’inflation ces dernières années, affiche une baisse plus marquée de -0,9 %, mais reste 20 % plus chère qu’en 2021. Les autres produits alimentaires connaissent également un recul limité de -0,2 %, tout en maintenant des prix bien au-dessus de ceux d’avant la crise.
Les produits d’entretien et d’hygiène-beauté sont ceux qui bénéficient du plus grand recul, avec une baisse de 2 % sur un an. Cependant, leur prix demeure environ 10 % plus élevé qu’en 2021, confirmant que l’inflation passée n’a pas été compensée.
Des hausses des prix persistantes dans d’autres secteurs
Malgré ce ralentissement des prix alimentaires, l’inflation globale en France a atteint 2 % en 2024, contre 4,9 % en 2023 et 5,2 % en 2022. Cette hausse est principalement portée par l’augmentation des prix des services (+2,5 %), notamment dans le domaine de la santé. Les frais médicaux ont bondi de +8,9 %, avec une augmentation notable de +16,1 % pour les consultations de médecins généralistes.
L’énergie reste également un facteur de tension, avec une hausse de +2,7 %, principalement tirée par l’électricité (+9,3 %) et le gaz (+3,7 %). Ces évolutions, bien que plus modérées qu’en 2023, continuent d’alourdir les factures des ménages.
Une inflation contenue sur certains biens de consommation
En dehors de l’alimentation, certains produits manufacturés connaissent un ralentissement de l’inflation. Les prix des meubles et gros appareils ménagers ont diminué respectivement de -0,2 % et -2 % sur un an. Les services de communication affichent même une baisse notable de -12,8 %, tandis que les téléphones portables reculent de -4,8 %.
À l’inverse, le prix des vêtements et chaussures repart à la hausse (+1,7 % après une baisse de -0,4 % l’an dernier) et celui des véhicules accélère (+2,4 % après +1,2 % en 2024), selon les données de l’Insee, reflétant une tension persistante sur certains marchés.
Si les prix des supermarchés amorcent une légère baisse, les niveaux restent élevés et le budget des ménages demeure contraint. La hausse des services, de l’énergie et de certaines catégories de produits continue d’impacter le pouvoir d’achat, limitant les bénéfices de cette diminution des prix en grande distribution.