Préparer sa retraite : faut-il privilégier l’assurance-vie ou le PER ?

L’assurance-vie séduit par sa souplesse et sa transmission avantageuse, tandis que le PER permet une réduction d’impôt immédiate.

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Une figurine en papier représentant un retraité devant un bocal rempli de pièces
Préparer sa retraite : faut-il privilégier l’assurance-vie ou le PER ? | Econostrum.info

Préparer sa retraite implique de choisir les bons outils financiers pour faire fructifier son épargne tout en optimisant sa fiscalité. Parmi les solutions les plus populaires figurent l’assurance vie, placement préféré des Français, et le Plan d’épargne retraite (PER), qui offre des avantages fiscaux intéressants. Plutôt que d’opposer ces deux produits, une stratégie combinée peut être la meilleure solution, selon sa situation fiscale et ses objectifs à long terme.

L’assurance-vie reste un placement incontournable grâce à sa souplesse et ses avantages fiscaux sur les gains après huit ans de détention. Elle permet d’investir dans un large choix d’actifs (fonds en euros, actions, obligations, immobilier) avec une gestion adaptée à chaque profil d’investisseur.

Son principal atout réside dans sa liquidité : les fonds restent disponibles à tout moment, contrairement au PER qui impose un blocage jusqu’à la retraite. De plus, en matière de transmission, l’assurance-vie bénéficie d’un cadre fiscal avantageux, permettant de léguer jusqu’à 152 500 euros par bénéficiaire sans taxation.

Pour les personnes qui ne sont pas imposables ou faiblement imposées, l’assurance-vie constitue donc un choix idéal. Elle permet de capitaliser sans contrainte tout en conservant une épargne mobilisable en cas de besoin.

Le PER représente un levier fiscal puissant pour les contribuables imposés

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) se distingue par un avantage fiscal immédiat : les versements effectués sont déductibles du revenu imposable, réduisant ainsi le montant de l’impôt à payer. Cette déduction est d’autant plus intéressante pour les contribuables situés dans des tranches d’imposition élevées (30 % et plus).

Toutefois, contrairement à l’assurance-vie, le capital investi dans un PER est bloqué jusqu’à la retraite, sauf en cas d’achat de la résidence principale ou de situations exceptionnelles. Il constitue donc une solution pertinente pour ceux qui souhaitent sécuriser leur épargne en vue de leur retraite, sans risque de la dépenser prématurément.

Pour les contribuables fortement imposés, le PER devient particulièrement intéressant lorsqu’il est combiné avec une assurance-vie. Par exemple, une stratégie consiste à investir l’économie d’impôt générée par le PER sur un contrat d’assurance-vie, permettant ainsi d’optimiser à la fois la fiscalité et la flexibilité du patrimoine.

Les avantages d’associer assurance-vie et PER pour sa retraite

L’idéal est souvent de combiner assurance-vie et PER, en fonction de son taux d’imposition et de son besoin de liquidités. Les personnes non imposables ou peu imposées auront tout intérêt à privilégier l’assurance-vie, tandis que celles situées dans une tranche d’imposition intermédiaire (30 %) pourront panacher les deux produits pour bénéficier d’une réduction fiscale tout en conservant une partie de leur épargne disponible.

Enfin, les contribuables dans une tranche d’imposition très élevée (41 %) pourront maximiser l’effet fiscal du PER en y versant une part importante de leur épargne, tout en utilisant une assurance-vie pour sécuriser l’économie d’impôt réalisée, comme l’explique Gaultier Lauriau, le directeur des solutions patrimoniales d’Abeille Assurances à nos confrères d’Ouest-France.

L’assurance-vie et le PER ne s’opposent pas, mais se complètent en fonction des profils d’investisseurs et des situations fiscales. Une approche réfléchie, tenant compte de ses besoins de liquidité, de sa fiscalité et de son horizon de placement, permet d’optimiser son patrimoine pour une retraite sereine et bien préparée.

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