Le 1er février 2026, plus de 1 000 dirigeants d’entreprises européennes ont signé une tribune appelant à la promotion de la « préférence européenne » dans l’Union européenne.
Cette initiative, lancée par Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de la Commission européenne chargé du Marché intérieur et des Services, vise à répondre aux défis posés par la concurrence internationale. Parmi les signataires figurent des entreprises telles que Michelin, Sanofi, Veolia, EDF, et bien d’autres grandes entreprises européennes.
Dans cette tribune, publiée simultanément dans plusieurs grands journaux européens dont Les Échos les signataires soulignent les désavantages de l’Union européenne face à des concurrents qui utilisent des politiques de soutien étatiques comme des subventions massives, des restrictions commerciales et des violations des droits de propriété intellectuelle. Selon Stéphane Séjourné, ces pratiques rendent la concurrence « déloyale », et il est nécessaire pour l’Union européenne d’adopter une position plus offensive.
Une préférence européenne face à une concurrence déloyale
L’appel de Stéphane Séjourné repose sur l’idée de favoriser les entreprises qui produisent en Europe. Le commissaire européen plaide pour une politique industrielle ambitieuse, qui viserait à rendre l’économie européenne plus indépendante et compétitive. « Chaque fois que l’argent public européen est utilisé, il doit contribuer à la production et aux emplois européens », a-t-il affirmé dans sa tribune.
L’objectif affiché par la « préférence européenne » est de promouvoir une approche comparable à celle des États-Unis, avec le « Buy American », ou de la Chine, avec le « Made in China ». Selon les signataires, une préférence européenne aiderait à renforcer la souveraineté industrielle de l’UE. La tribune plaide pour une politique de soutien qui inclut les marchés publics, les aides d’État et d’autres formes de soutien financier, afin de favoriser les productions européennes et garantir des emplois durables.
Les signataires de la tribune estiment que cette initiative doit également viser à simplifier les démarches administratives, réduire les coûts de l’énergie et sécuriser l’approvisionnement en matières premières essentielles à la production européenne. En effet, selon eux, l’Union européenne ne peut plus se permettre de rester passive face à une concurrence toujours plus agressive, surtout dans des secteurs stratégiques où l’autonomie est essentielle.
Importance de la production locale
De plus, la tribune met l’accent sur l’importance de la production locale. « Made in Europe » devient ainsi un principe clé. Les signataires insistent sur la nécessité de favoriser les industries locales et de réduire la dépendance de l’UE aux importations. La mise en œuvre d’une telle politique industrielle ambitieuse est vue comme un pas essentiel pour renforcer l’économie de l’Union européenne et sa position sur la scène internationale.
Enfin, les signataires affirment que cette démarche n’est pas uniquement défensive. Elle constitue un engagement pour renforcer l’autonomie de l’Europe face à la concurrence mondiale et offrir aux entreprises européennes un environnement plus compétitif et plus stable.








