Précarité étudiante : de plus en plus d’étudiants vivent avec moins de 50 euros par mois, selon une étude

Une étude révèle que le niveau de la précarité étudiante est alarmant. Un étudiant sur trois vit avec moins de 50 euros par mois.

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Précarité étudiante : de plus en plus d'étudiants vivent avec moins de 50 euros par mois, selon une étude. Crédit Canva | Econostrum.info

Une étude le 6 janvier publiée révèle qu’un étudiant sur trois vit avec moins de 50 euros par mois après avoir payé son loyer, ses factures et ses courses. Ce constat met en lumière l’ampleur de la précarité étudiante en France, un phénomène de plus en plus préoccupant.

Les résultats de cette enquête « Conditions de vie et précarité étudiante » réalisée par le syndicat Union étudiante  montrent que les étudiants sont confrontés à des difficultés financières importantes, souvent dues aux coûts élevés du logement, des études et de la vie quotidienne.

Les jeunes adultes inscrits dans l’enseignement supérieur doivent souvent jongler entre leurs études et des emplois à temps partiel pour subvenir à leurs besoins. Le logement représente la dépense la plus importante pour la majorité des étudiants, ce qui limite leur capacité à couvrir d’autres dépenses essentielles telles que la nourriture, les transports ou le matériel scolaire. De plus, malgré l’existence de bourses et d’aides sociales, celles-ci sont souvent insuffisantes pour garantir une vie étudiante décente.

L’impact de la précarité sur la santé et la réussite des études

Les conséquences de cette précarité sont multiples. Sur le plan de la santé, de nombreux étudiants rapportent des problèmes liés à la gestion de leur budget. Une partie importante des jeunes interrogés dans l’étude a admis sauter des repas, opter pour des repas peu nourrissants, ou même ne pas pouvoir se rendre chez le médecin en raison du manque d’argent. Le stress financier a également des effets sur la santé mentale des étudiants, avec une augmentation des symptômes d’anxiété et de dépression liés à la précarité.

En plus des conséquences sur la santé, la précarité a un impact direct sur les études des jeunes. Les étudiants contraints de travailler davantage pour joindre les deux bouts passent moins de temps sur leurs études, ce qui nuit à leur réussite académique. La gestion du temps devient un défi majeur, et certains étudiants sont poussés à réduire leur charge d’études pour pouvoir cumuler plusieurs emplois. Cette situation compromet leur réussite et augmente le risque d’abandon des études.

Les résultats de l’étude montrent également qu’une partie significative des étudiants n’a pas accès à des logements adaptés à leur budget, et que les aides actuelles ne couvrent pas toujours leurs besoins réels. Les loyers élevés et l’inflation rendent la situation encore plus difficile, notamment dans les grandes villes où la demande de logement étudiant est particulièrement forte.

Les politiques publiques existantes en matière de soutien aux étudiants doivent donc être repensées pour répondre plus efficacement aux défis économiques actuels. Des mesures plus ciblées et adaptées aux réalités financières des étudiants, telles qu’une augmentation des bourses, des réductions sur les loyers et des aides au transport, sont nécessaires pour alléger cette pression financière.

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