En 2025, malgré un contexte économique légèrement plus favorable que l’année précédente, de nombreux Français continuent de sentir la pression sur leur budget au quotidien. Selon une étude de Cofidis, un niveau de ressources spécifique serait nécessaire pour couvrir l’ensemble des besoins et vivre confortablement. Cette donnée souligne que, même avec une accalmie de l’inflation, le pouvoir d’achat reste un enjeu majeur pour une large partie de la population.
Même si l’inquiétude liée au pouvoir d’achat recule de 13 points par rapport à l’année précédente, 38% des Français le placent toujours en tête de leurs préoccupations, presque à égalité avec la santé (36%) et l’insécurité (34%). « Cette évolution traduit un retour progressif à une hiérarchie plus équilibrée », note l’étude de Cofidis. Selon Mathieu Escarpit, directeur marketing de Cofidis France, « si l’inflation marque un léger repli et que les inquiétudes sur le pouvoir d’achat reculent en intensité, les Français n’en demeurent pas moins profondément marqués par ces trois années de tensions sur les prix ».
Les facteurs qui pèsent le plus sur le budget
Pour 72% des Français, la hausse des prix est le principal facteur affectant leur pouvoir d’achat, suivie de près par les impôts. 43% estiment que l’inflation reste stable, tandis qu’une majorité constate une augmentation des prix sur l’alimentation (78%), la santé et les assurances (76%) ainsi que l’énergie (71%). Si ce manque de revenus était comblé, les Français utiliseraient principalement cette somme pour l’alimentation (40%), les loisirs (33%) et l’équipement de la maison (25%). « La baisse de la part dédiée à l’alimentation traduit un léger soulagement dans les besoins fondamentaux », observe Cofidis.
Pour limiter l’impact de ces contraintes, 60% des Français réduisent leurs dépenses non essentielles, et 54% font attention aux prix lors de leurs achats. Le nombre de ménages qui mettent de l’argent de côté en prévision de nouvelles hausses atteint 29%, en hausse de 5 points. Les secteurs les plus ciblés pour économiser restent l’habillement (39%) et les loisirs (38%). Malgré ces restrictions, près de la moitié des Français (48%) juge que leurs efforts suffiront pour affronter l’avenir.
Malgré ces mesures, la situation financière reste préoccupante. Près de quatre Français sur dix (38%) sont à découvert, un chiffre en légère hausse et avec un montant moyen en forte augmentation, atteignant 411 euros (+85 euros par rapport à 2024). Les jeunes, les foyers avec enfants et les actifs sont les plus concernés, alors que les retraités le sont beaucoup moins (22%).
Recours aux crédits et paiements fractionnés
Pour faire face à ces besoins, 55% des Français utilisent le paiement en plusieurs fois, surtout pour l’électroménager (52%) et l’équipement de la maison (35%). Le crédit à la consommation reste stable, avec 31% de détenteurs, dont 83% n’ont aucun problème à rembourser leurs mensualités. Par ailleurs, 62% estiment qu’adopter une consommation plus responsable est un moyen d’économiser, chiffre encore plus élevé chez les jeunes (72%) et les CSP+ (68%).
Face à la pression sur le budget, les Français continuent d’adapter leurs dépenses, d’épargner et d’adopter des comportements de consommation plus responsables. Selon la même étude, les Français manquent en moyenne de 507 euros par mois pour vivre à l’abri du besoin.








