Poulets d’élevage : un étiquetage bien-être animal désormais visible en magasin

Huit grandes enseignes de distribution adoptent un étiquetage spécifique pour informer les consommateurs sur les conditions d’élevage des poulets de chair. Développée par l’Association Étiquette Bien-être Animal, cette classification attribue une note allant de A à E, permettant d’identifier rapidement les pratiques des producteurs. Avec déjà 15 % de la production française concernée, cette initiative vise à encourager des standards plus exigeants. L’objectif est également d’étendre cette démarche à d’autres types de viandes, notamment le porc et les œufs.

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Un consommateur compare deux poulets emballés en supermarché, illustrant l'importance de l'étiquetage bien-être animal pour informer sur les conditions d'élevage.
Poulets d’élevage : un étiquetage bien-être animal désormais visible en magasin | Econostrum.info

L’affichage du bien-être animal dans les rayons devient une réalité pour les consommateurs français. Huit enseignes de la grande distribution s’engagent à afficher la classification bien-être sur des produits issus de l’élevage de poulets. Ce dispositif vise à offrir une meilleure traçabilité et à garantir des contrôles rigoureux dans toute la filière.

Les enseignes Auchan, Carrefour, Casino, Coopérative U, Franprix, Lidl, Monoprix et Mousquetaires ont décidé d’adopter un étiquetage bien-être animal pour les volailles de chair. Ce dispositif permet d’attribuer une note allant de A à E, selon les conditions d’élevage et de traitement des animaux.

Cette initiative repose sur un cahier des charges strict, élaboré en collaboration avec des ONG, des éleveurs, des transformateurs et des distributeurs. L’objectif est double : améliorer les pratiques des filières et sensibiliser les consommateurs aux conditions d’élevage des animaux qu’ils retrouvent dans leurs assiettes.

Un suivi rigoureux dans toute la filière

Chaque acteur impliqué dans la production de volaille doit se soumettre à un audit annuel réalisé par des organismes indépendants et des auditeurs qualifiés. Ce suivi garantit une traçabilité complète, depuis la naissance des animaux jusqu’à l’abattage.

L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a validé ce type d’étiquetage en 2024, en accord avec ses recommandations en matière de bien-être animal. Cette labellisation se positionne donc comme une référence au niveau européen, et pourrait servir de modèle pour d’autres pays.

Une adoption croissante dans les élevages français

L’étiquetage bien-être animal commence à se généraliser dans le secteur avicole. Actuellement, 15 % de la production française de poulet de chair est intégrée à cette démarche, soit 40 % des éleveurs français audités. Les filières bio et Label Rouge se montrent particulièrement engagées, avec 60 % des producteurs de poulets de chair ayant déjà adopté ce système.

Face à cet engouement, l’Association Étiquette Bien-être Animal souhaite aller plus loin. Son objectif est d’étendre progressivement cet étiquetage aux viandes de porc et aux œufs, afin de couvrir un maximum de produits d’origine animale.

Une attente forte des consommateurs autour de l’étiquetage sur le Bien-être animal

Selon un sondage Ifop réalisé en mars 2023, 82 % des Français souhaitent que la mise en place d’un étiquetage obligatoire sur le mode d’élevage soit soutenue par les autorités, rappelle Ouest-France. Ce chiffre montre une prise de conscience croissante du public sur l’impact des conditions d’élevage sur la qualité des produits et le bien-être animal.

Avec cette initiative, les grandes enseignes répondent à cette demande de transparence tout en incitant les filières à adopter des pratiques plus respectueuses. L’étiquetage pourrait devenir un critère déterminant pour les consommateurs sensibles aux conditions de vie des animaux d’élevage.

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