Les pneus neige obligatoires dès le 1ᵉʳ novembre : les départements concernés et les sanctions prévues

Avec le retour de l’hiver, la loi Montagne imposera de nouveau des pneus neige aux automobilistes de plusieurs départements.

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Pneus neige
Pneus neige obligatoires dès novembre : les automobilistes de 34 départements concernés | Econostrum.info

L’automne débute à peine et déjà, les routes de montagne se préparent à accueillir la neige. Avec elle revient aussi une règle bien connue des automobilistes : la loi Montagne, qui impose l’usage de pneus neige et autres équipements hivernaux.

En vigueur depuis 2021, elle s’appliquera de nouveau dès le 1ᵉʳ novembre. Comme chaque hiver, il faudra équiper sa voiture de pneus neige, chaînes ou chaussettes, sous peine d’amende. Dans le détail, cette loi s’appliquera du 1ᵉʳ novembre au 31 mars 2026 dans 34 départements. Cela concerne environ 4 000 communes, identifiables grâce à un panneau spécifique signalant l’entrée dans une zone où l’obligation s’applique. Tous les véhicules à quatre roues et plus sont concernés : voitures, utilitaires, camping-cars, bus et poids lourds.

Fini le temps où les pneus « M+S » suffisaient. Depuis la saison dernière, seuls les pneus hiver certifiés « 3PMSF » (Three Peak Mountain Snow Flake) sont acceptés. Ce marquage, reconnaissable à un flocon de neige encadré dans une montagne à trois pics, atteste d’une meilleure adhérence sur chaussée enneigée ou verglacée. À défaut, les automobilistes devront obligatoirement disposer de chaînes ou de chaussettes à neige prêtes à être installées.

Les départements concernés par l’obligation des pneus neige

Les départements concernés sont l’Ain, l’Allier, les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes, les Alpes-Maritimes, l’Ardèche, l’Ariège, l’Aude, l’Aveyron, le Cantal, le Doubs, la Drôme, la Haute-Garonne, l’Isère, le Jura, la Loire, la Haute-Loire, la Lozère, la Moselle, le Puy-de-Dôme, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Orientales, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, le Rhône, la Haute-Saône, la Savoie, la Haute-Savoie, le Tarn, le Var, le Vaucluse, les Vosges et le Territoire de Belfort.

Jusqu’ici, les forces de l’ordre faisaient preuve de compréhension envers les retardataires. Mais cette fois, les contrôles seront renforcés et la bienveillance, beaucoup plus rare. Le site officiel Service-Public.fr rappelle que tout manquement expose le conducteur à une amende de 4e classe, soit 135 euros, ainsi qu’à une immobilisation du véhicule si les conditions météo rendent la circulation dangereuse.

Cette mesure vise avant tout à renforcer la sécurité sur des routes où les risques d’accidents se multiplient chaque hiver. Les autorités espèrent ainsi éviter les blocages à répétition observés lors d’épisodes neigeux soudains, notamment sur les grands axes menant aux stations de ski.

Un risque d’assurance en cas d’accident

Mais au-delà de la contravention, un autre danger guette les automobilistes mal équipés : celui de ne pas être indemnisés par leur assurance en cas d’accident. Comme le souligne Auto Plus, un assureur peut exiger la preuve que le véhicule respectait bien les obligations de la loi Montagne. Si ce n’est pas le cas, la prise en charge des dommages peut être partiellement, voire totalement refusée.

Conduire sans équipement adéquat, c’est donc risquer à la fois une amende, une immobilisation et un reste à charge conséquent après un sinistre. Un triple cumul que les conducteurs auraient tort de négliger.

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