L’OPEP+ a décidé d’augmenter une nouvelle fois sa production de pétrole dans le cadre de sa stratégie de reconquête des parts de marché. Une décision qui pourra impacter les prix des carburants en France.
L’organisation des pays producteurs du pétrole, comprenant huit producteurs majeurs, a décidé d’ajuster sa production de 547 000 barils par jour à partir de septembre 2025. Cette décision marque une étape importante dans les efforts des pays membres, tels que l’Arabie saoudite, la Russie, et les Émirats arabes unis, pour retrouver une part plus importante du marché mondial du pétrole.
Le communiqué de l’OPEP+ précise que cette hausse de production a déjà été largement anticipée par les marchés, et que l’impact sur les prix devrait être limité. Le prix du Brent, référence mondiale pour le pétrole, reste stable autour de 70 dollars, bien loin des niveaux records de 120 dollars atteints au printemps 2022 après l’invasion russe de l’Ukraine.
Cette évolution des prix reflète une tendance à la stabilisation, bien que les pays de l’OPEP+ cherchent à se concentrer davantage sur la reconquête de parts de marché plutôt que sur la gestion de l’offre, comme cela a été le cas dans le passé. La décision de l’OPEP+ intervient après plusieurs mois de stratégies de limitation de la production, visant à réduire l’offre pour faire grimper les prix.
Retour progressif de l’offre de pétrole
L’augmentation actuelle des quotas de production fait suite à une série de réductions précédentes. Notamment, l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, les Émirats arabes unis, le Koweït, le Kazakhstan, l’Algérie et Oman avaient précédemment réduit leur production de 2,2 millions de barils par jour pour soutenir les prix. Aujourd’hui, avec cette nouvelle augmentation, l’OPEP+ signe le retour complet de cette tranche, tout en réintégrant 300 000 barils par jour spécifiquement alloués aux Émirats arabes unis, et ce, un an avant la date initialement prévue. Cette reprise vise à rééquilibrer le marché mondial du pétrole, qui s’est vu perturbé par la guerre en Ukraine et les fluctuations économiques mondiales.
Les experts estiment que cette réintroduction progressive de l’offre permettra à l’OPEP+ de retrouver des parts de marché perdues, tout en maintenant un équilibre précaire sur le marché du pétrole. Giovanni Staunovo, analyste chez UBS, explique que l’impact de cette décision est déjà pris en compte dans les prix, et qu’aucun grand bouleversement n’est attendu sur les marchés à la réouverture.
Des effets positifs pour les automobilistes avec une probable chute des prix des carburants
Le recul du baril se répercute partiellement sur les prix des carburants à la pompe. Le prix du litre de gazole s’élevait à 1,6279 euro euro en juillet, son plus bas niveau depuis fin 2021 pour l’été. Même si seulement 40 % du prix à la pompe dépend du pétrole brut — le reste étant composé de taxes stables —, cette diminution reste appréciable pour les particuliers comme pour les entreprises, notamment celles fortement consommatrices d’énergie.
Il faut dire que pour l’instant les prix du pétrole restent relativement stables autour des 70 dollars. Toutefois, la hausse de la production devra tirer les prix vers le bas, notamment dans le cas où la demande ne va pas suivre l’offre.








