La pétition contre la loi Duplomb franchit la barre des 2 millions de signatures

La contestation contre la loi Duplomb s’intensifie, portée par une mobilisation citoyenne inédite.

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La pétition contre la loi Duplomb franchit la barre des 2 millions de signatures - Crédit : AFP | Econostrum.info

La loi Duplomb continue d’être au cœur des critiques. La mobilisation contre ce texte a pris une ampleur inédite au cours de ces derniers jours, atteignant un nombre de plus de deux millions de signatures ce lundi 28 juillet. Un record pour la plateforme de l’Assemblée nationale, portée par une opposition importante chez les citoyens.

Pour rappel, la loi Duplomb, proposée par le sénateur LR Laurent Duplomb, prévoit la réintroduction d’un pesticide interdit en France depuis 2018. Il s’agit de l’acétamipride, un pesticide néonicotinoïde, autorisé en Europe, qui a cependant été interdit au sein de l’Hexagone en raison de ses effets néfastes sur la santé.

Ce mouvement a débuté suite au rassemblement de 400 chefs cuisiniers qui avaient publié une tribune dans le journal Le Monde pour réclamer l’abrogation de cette loi. Le week-end dernier, la pétition avait atteint 500 000 signatures, un seuil suffisant pour ouvrir un débat parlementaire. Au cours de ces derniers jours, les oppositions se sont multipliées contre ce texte, atteignant 2 millions de signatures.

Toutefois, ce débat ne sera pas suffisant, sans autres mesures, pour annuler l’adoption de cette loi. La prochaine étape consiste à attendre la décision du Conseil constitutionnel, qui devra rendre son verdict le 7 août. Pour rappel, les députés de gauche avaient saisi ce conseil le 8 juillet, dénonçant la loi Duplomb qui va, selon eux, à l’encontre de la protection de l’environnement.

Le gouvernement campe sur la promulgation de la loi Duplomb

Malgré la proportion que prend la pétition déposée sur le site de l’Assemblée nationale, le gouvernement se dit ouvert au débat, mais ne compte pas revenir sur sa position. « Il y aura un débat si la conférence des présidents de l’Assemblée nationale en décide. Et de toute façon le texte sera promulgué. Le président de la République le rappelait ce matin, à l’issue du conseil des ministres, qu’il est dans l’obligation de promulguer la loi. », avait déclaré la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, le 23 juillet, lors d’un déplacement dans le Val-d’Oise, rapporte Sud Ouest.

Elle avait également rappelé que cette loi a pour objectif, avant tout, de « lever les entraves qui pèsent sur le métier des agriculteurs. ». Toutefois, la décision du Conseil constitutionnel pourrait changer la donne, en censurant cette loi. En cas d’absence de censure, les députés de gauche comptent réclamer une nouvelle délibération au président de la République Emmanuel Macron. Ils iront jusqu’à émettre une proposition de loi pour l’abrogation de la réintroduction de ce pesticide.

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