L’hiver 2026 s’impose déjà comme un épisode marquant pour de nombreux Français. Les chutes de neige observées en plaine, parfois abondantes, et les températures durablement basses ont rappelé que les hivers rigoureux n’appartiennent pas uniquement au passé.
Dans plusieurs régions, la neige s’est invitée jusque dans les grandes agglomérations, perturbant le quotidien et ravivant des souvenirs d’hivers bien plus rudes. Pour beaucoup, ces images ont fait ressurgir une référence incontournable : l’hiver 2010, considéré comme l’un des plus sévères de ces dernières décennies.
L’hiver 2010 reste gravé dans la mémoire collective par son intensité et sa durée. Comme le rappelle Marie-France, dès la fin du mois de novembre, le froid s’installe sur une grande partie de la France sans attendre l’arrivée officielle de l’hiver calendaire. Les vagues de froid se succèdent, accompagnées d’épisodes neigeux répétés, laissant peu de répit aux habitants. Le mois de décembre se distingue particulièrement, devenant le mois de décembre le plus froid observé depuis 1969.
Les températures chutent de manière spectaculaire sur l’ensemble du territoire. Certaines villes enregistrent des valeurs exceptionnellement basses : autour de 0 °C à Nice, jusqu’à -15 °C à Chaumont et -12 °C à Nancy. Ce froid intense, persistant jour et nuit, favorise le maintien de la neige au sol et accentue les difficultés liées au gel, notamment sur les routes et les réseaux.
De la neige sur une grande partie du pays
Les chutes de neige, bien que parfois modestes prises individuellement, s’accumulent sur la durée. Entre le 16 et le 17 décembre, des cumuls significatifs sont observés dans de nombreuses régions, touchant aussi bien le nord que l’est, le centre et certaines zones du sud-ouest. La neige s’étend alors sur une grande partie du pays, y compris des territoires peu habitués à de tels épisodes hivernaux répétés.
L’hiver 2010 n’a pas seulement marqué par ses chiffres, mais aussi par ses conséquences concrètes. Les conditions de circulation deviennent extrêmement difficiles, avec des routes fréquemment enneigées ou verglacées. Les déplacements sont ralentis, parfois interrompus, et les services publics doivent s’adapter à des conditions météorologiques exceptionnelles. Le froid intense entraîne également une surconsommation d’énergie, mettant sous tension certains réseaux.
Dans les villes comme dans les campagnes, le quotidien est profondément affecté. Les écoles connaissent des fermetures ponctuelles, les commerces fonctionnent au ralenti et les habitants doivent composer avec un froid persistant, parfois pendant plusieurs semaines. Cet hiver-là s’impose comme un véritable test pour les infrastructures et l’organisation collective face aux aléas climatiques.
L’aéroport de Roissy sous un manteau de neige
En Picardie, la couche de neige atteint 30 à 40 centimètres, un niveau rarement observé dans cette région. Les conditions deviennent si extrêmes que l’aéroport de Roissy se voit contraint d’interrompre totalement son activité : ni décollages, ni atterrissages ne sont possibles. Selon Météo-Paris, près de 6 000 voyageurs restent bloqués pendant plusieurs heures, certains durant une grande partie de la nuit, témoignant de l’ampleur exceptionnelle de cet épisode.
Cet événement, rare et spectaculaire, a marqué les esprits par l’intensité de la neige et ses conséquences directes sur la vie quotidienne et le transport aérien. Il s’inscrit dans les annales météorologiques comme un exemple de situation hivernale extrême, peu susceptible de se reproduire dans les années à venir
Comparé à l’hiver 2010, l’hiver 2026 apparaît moins long et moins extrême, mais certaines similitudes sont frappantes, notamment la neige en plaine et la sensation d’un froid qui s’installe durablement. Ces parallèles rappellent que des épisodes hivernaux sévères restent possibles en France et que le souvenir de 2010 demeure une référence dès que la neige et le gel refont leur apparition.








