L’événement neigeux survenu début janvier 2026 en Île-de-France a entraîné des perturbations importantes, bien que la situation semble s’améliorer progressivement.
Philippe Tabarot, ministre des Transports, a estimé sur BFMTV que l’intensité de l’événement avait été « sous-évaluée » par Météo France. Selon lui, l’organisme prévoyait une accumulation de trois centimètres de neige, mais le bilan réel s’est avéré bien plus élevé dans certaines zones, notamment en petite couronne, où la neige a atteint jusqu’à huit centimètres. Ces prévisions manquées ont conduit à des ajustements dans les dispositifs de gestion de la circulation et de la sécurité publique.
Le ministre a précisé que malgré l’ampleur des chutes de neige, la nuit s’était « plutôt bien passée » dans la région francilienne. Des mesures préventives avaient été prises pour limiter les désagréments, comme le sablage anticipé des routes afin de permettre aux habitants de retourner chez eux en toute sécurité. Il a également souligné que l’objectif principal était d’éviter une répétition des scènes chaotiques observées en 2018, où de nombreux automobilistes avaient été bloqués sur les routes en raison des intempéries. « Ce que nous ne souhaitions surtout pas, c’est revivre ce qui s’était passé en 2018 », a-t-il déclaré.
La neige perturbe le réseau ferroviaire
En dehors de l’Île-de-France, l’impact de la neige a également affecté le réseau ferroviaire, notamment en raison des interruptions de circulation sur plusieurs lignes de l’Ouest de la France. La SNCF a signalé des arrêts de trains sur de nombreuses lignes dans les régions de la Nouvelle-Aquitaine et des Pays de la Loire. Des tronçons comme La Rochelle-Poitiers, La Rochelle-Bordeaux et Saintes-Angoulême ont été particulièrement touchés, avec des trains suspendus à cause des importantes chutes de neige.
Les équipes de SNCF Réseau ont été mobilisées pour déneiger les voies et les quais, et pour intervenir rapidement afin de remettre en service les lignes affectées par la neige. En plus des interruptions, des limitations de vitesse ont été imposées sur certaines lignes à grande vitesse (LGV) afin de garantir la sécurité des passagers. Ces mesures ont été prises en réponse à des conditions météorologiques difficiles, mais ont également contribué à ralentir la circulation dans les secteurs concernés.
Les autorités locales et les entreprises publiques continuent de suivre l’évolution des conditions météorologiques, avec un objectif de retour à la normale dès que possible. La situation semble maintenant en voie d’amélioration en Île-de-France, bien que des perturbations subsistent dans certaines régions. Le ministre des Transports a rappelé que la gestion de ce type d’événements climatiques nécessite une anticipation rigoureuse et une réponse rapide de toutes les parties concernées, y compris Météo France, les autorités locales et les entreprises de transport.
Par ailleurs, dans un point sur la situation, le ministère des Transports a annoncé la fermeture de 6 aéroports . il s’agit des aéroports de Nantes, Varty, La Rochelle, Albert Bray, Saint Nazaire et Brest en raison des perturbations liées à la neige et au verglas.








