Vivre avec moins de 100 euros par mois : la détresse des étudiants en France

Près d’un quart des étudiants vivent avec moins de 100€ par mois après le paiement de leur loyer.

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Étudiants
Moins de 100 euros par mois est le budget d'un quart des étudiants en raison du coût du logement. - Crédit : François Destoc / Télégramme | Econostrum.info

Près d’un quart des étudiants en France vivent avec moins de 100 euros par mois après avoir payé leur loyer, selon une enquête menée par le syndicat étudiant La Fage. Ce constat met en lumière la précarité croissante des étudiants, affectant leur qualité de vie, leur santé et leur réussite académique.

L’enquête, réalisée en janvier et février 2026 auprès de 5 644 personnes, révèle que le loyer moyen s’élève à 491 euros, avec un pic à 712 euros à Paris. Ce montant représente une part importante de leur budget. Une fois leur loyer payé, ils sont nombreux qui se retrouvent dans une situation financière très difficile. L’enquête indique que 22,3 % des étudiants déclarent vivre avec moins de 100 euros par mois, et 52,2 % avec moins de 200 euros. Parmi les étudiants boursiers, 61 % se trouvent dans cette situation, et 5 % commencent chaque mois à zéro euro ou à découvert.

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La précarité financière oblige de nombreux étudiants à faire des sacrifices sur leur alimentation et leur santé. Suzanne Nijdam, présidente de La Fage, déclare que cette situation met en péril la santé physique et mentale des étudiants, affectant leur bien-être général. De plus, la précarité est un facteur majeur d’échec académique. Le stress lié à la gestion de la précarité peut nuire à la concentration et à la performance scolaire.

Des sacrifices et des conditions de logement difficiles pour les étudiants

En outre, environ la moitié des étudiants doivent travailler parallèlement à leurs études pour compléter leurs revenus. Ce travail supplémentaire devient une contrainte qui nuit à leur réussite académique. Suzanne Nijdam insiste sur le fait que ce cumul d’activités nuit à la qualité des études et augmente la pression sur les étudiants.

Outre les difficultés financières, ils sont nombreux à vivre dans des logements insalubres. L’enquête révèle que 33 % des concernés sont confrontés à des problèmes de mal-logement, tels que des moisissures (18,3 %), des dégâts des eaux (16,5 %) ou la présence de nuisibles (13,3 %). De plus, plus de 40 % d’entre eux vivent dans des logements mal isolés, augmentant leurs factures énergétiques. Environ un tiers n’ont pas accès à une connexion internet stable, ce qui complique l’accès aux cours en ligne et renforce les inégalités.

Face à cette précarité, La Fage appelle à des mesures concrètes pour lutter contre la précarité étudiante. Le syndicat propose une augmentation de l’offre de logements sociaux pour les étudiants, une régulation renforcée du marché locatif privé, une réforme des bourses et un renforcement de l’accompagnement social. Suzanne Nijdam affirme qu’une approche systémique est nécessaire pour mieux coordonner les différentes solutions entre le parc public et privé afin de répondre aux besoins .

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