Certains métiers sont très demandés. Les entreprises, notamment dans le secteur de l’énergie, font face à une pénurie de talents et rencontrent des difficultés pour recruter des profils adaptés. Le technicien en froid et climatisation, spécialiste de l’exploitation et de la maintenance des installations frigorifiques, est particulièrement recherché. Sa rémunération, souvent comparable à celle des managers, témoigne de l’importance de son rôle et de la forte demande qui l’entoure.
En 2024, 57,4 % des recrutements sont jugés difficiles par les entreprises, un chiffre encore élevé malgré une légère amélioration par rapport à 2023. Le manque de candidats qualifiés, souvent en inadéquation avec les besoins des entreprises, est particulièrement prononcé dans des secteurs comme l’énergie.
Latifa Oudad, consultante en recrutement chez HAYS, souligne auprès du Figaro Emploi que le métier de technicien en froid et climatisation, bien que rarement reconnu, fait partie de ces fonctions en forte demande. Les bureaux, hôpitaux, data centers, hôtels et autres lieux nécessitant des systèmes de climatisation cherchent activement ces professionnels, mais le nombre de candidats reste insuffisant.
Un métier qui demande des compétences spécifiques
Pour exercer ce métier, il est nécessaire de détenir au minimum un CAP ou un BEP dans des domaines tels que la climatisation, le froid ou l’électrotechnique. Les plus ambitieux peuvent aller jusqu’au Bac pro « technicien du froid et du conditionnement de l’air ».
La majorité des étudiants suivent leur formation en alternance, ce qui leur permet de se faire embaucher directement en CDI à l’issue de leur apprentissage. En sortie d’école, ces techniciens perçoivent déjà des salaires attractifs, avec des rémunérations brutes de 2 200 à 2 300 euros par mois, soit environ 500 euros de plus qu’il y a dix ans.
Une rémunération qui évolue au fil des années, avec la possibilité d’atteindre les postes à responsabilité
Avec quelques années d’expérience, la rémunération de ces techniciens peut connaître une nette progression. Après huit à dix ans dans le domaine et en se spécialisant, par exemple, dans des produits ou marques spécifiques, un frigoriste peut toucher un salaire brut de 3 400 à 3 500 euros par mois, soit environ 2 600 à 2 700 euros nets, comme le rapporte le Figaro Emploi. Une rémunération comparable à celle de nombreux managers, ce qui témoigne de la valorisation croissante de ce métier en pleine expansion.
Le métier de technicien en froid et climatisation, bien qu’encore trop méconnu, est une véritable opportunité pour les jeunes à la recherche d’un emploi stable et bien rémunéré. L’évolution de ce secteur, couplée à une demande forte de profils qualifiés, garantit des perspectives de carrière intéressantes, avec des salaires pouvant atteindre ceux des postes de management après quelques années d’expérience.








