La tempête Amy affecte ce samedi 4 octobre une large moitié nord du territoire français. L’événement météorologique, issu d’une dépression rapide formée dans l’Atlantique Nord, a conduit Météo-France à placer 55 départements en vigilance jaune. Plusieurs types de phénomènes sont surveillés : vents violents, orages, pluies-inondations et vagues-submersion.
Météo France indique que la dépression s’est intensifiée rapidement à la suite du passage de l’ex-ouragan Humberto. Qualifiée de « bombe météorologique », elle est associée à une chute de pression atmosphérique supérieure à 40 hPa en 24 heures. Avant d’atteindre la France, elle a concerné le nord du Royaume-Uni avec des rafales estimées à près de 200 km/h et une houle dépassant les 12 mètres sur les côtes écossaises.
Vigilance jaune dans 55 départements et rafales jusqu’à 120 km/h
Sur le territoire français, les premiers effets ont été ressentis dans la nuit de vendredi à samedi. Le vent de sud-ouest s’est renforcé dès les premières heures du jour, atteignant par endroits 110 km/h sur les littoraux de la Manche. Dans les terres, des pointes à 100 km/h ont été mesurées. Les départements du Calvados, de la Manche, du Nord, du Pas-de-Calais, de la Somme, de la Seine-Maritime, de l’Oise, de l’Eure ou encore de l’Orne figurent parmi les zones concernées.
Les prévisions annoncent également des précipitations soutenues, notamment au nord de la Seine, avec un risque orageux plus marqué sur la Normandie et les Hauts-de-France. La vigilance s’étend jusqu’à la Bourgogne-Franche-Comté, la Lorraine, la Bretagne, les Pays de la Loire, ainsi que l’Île-de-France. Des alertes pour vagues-submersion ont été émises dans certains départements littoraux, notamment en fin de journée.

Redoux temporaire des températures selon Météo France
L’événement météorologique provoque par ailleurs un redoux temporaire des températures, avec des valeurs nocturnes plus élevées que les moyennes saisonnières. Un refroidissement est attendu à l’arrière du front froid dans la nuit de samedi à dimanche. La Corse, de son côté, est exposée à une dépression secondaire dans le golfe de Gênes, avec des vents pouvant dépasser localement 140 km/h.
Les données de Météo-France indiquent que les tempêtes de ce type présentent des variations annuelles importantes. Les climatologues du Centre national de recherches météorologiques relèvent qu’en France, il n’existe pas de tendance nette concernant l’évolution de l’intensité des vents sur le long terme.
En revanche, certains paramètres liés aux tempêtes, comme la quantité de pluie ou le risque de submersion, sont en augmentation du fait de l’élévation du niveau marin et du réchauffement de l’atmosphère. Selon les bulletins actualisés, un retour à des conditions plus stables est attendu dimanche dans la majorité des régions concernées.








